mercredi 27 juin 2018

Le récit d'Augustin JEANNET (1818-1903) sur sa famille (Le Tablier, Vendée)


     Au début de l'année 1902, Augustin Aimé JEANNET, né à Chaillé-sous-les-Ormeaux le 5 juin 1818, alors veuf de Jeanne Victoire PERCOT (° 1.1.1818 au Tablier, + 03.1876) et âgé de plus de 86 ans, a dicté à son fils, Augustin (Auguste) Pierre Constant JEANNET (né le 22 août 1846 à Saint-Florent-des-Bois), ses souvenirs sur sa famille et notamment sur la participation de certains de ses membres à la guerre de Vendée :






mardi 29 mai 2018

Le Tablier (Vendée) dans les minutes des notaires de Fontenay-le-Comte de 1591 à 1625


 Les minutes notariales renferment énormément de renseignements susceptibles de nous intéresser, même si elles ont été rédigées par un notaire exerçant dans un lieu éloigné. Voici celles concernant Le Tablier passées à Fontenay-le-Comte entre 1591 et 1625, extraites de l'inventaire complet des analyses d'un choix de pièces (1578-1701) de notaires de cette ville, réalisé par les Archives de la Vendée :
    de Fontenay-le-Comte : analyses d'un choix de pièces (1578-1701)
3 E 35/11 - 18 août 1591 : Pierre Suyrat, seigneur de Lauberaye, demeurant paroisse de Notre-Dame d'Olonne, se rend acquéreur, pour 767 écus, des greffes de nombreuses paroisses vendéennes, dont celles du Tablier et de Nesmy. (Etude A (3 E 35) de Fontenay-le Comte. Notaire François Mesnard, années d'exercice, 1576-1603).
3 E 37/277 - 19 septembre 1610 : Gillon Prevost, veuve de Cantin Desprez, écuyer, sieur de la Fosse, y demeurant au village de Chambron à Ardin, afferme à Pierre Sirouet, marchand demeurant au Tablier, représenté par François Gordien, conseiller et élu pour le roi en l'élection des Sables d'Olonne, le tiers lui appartenant indivis avec Denis Chastaing de la seigneurie du Petit Salidieu, paroisses de Curzon, Saint Benoist et Saint Cyr (Etude E (3 E 37) de Fontenay-le-Comte. Notaire Nicolas Joly (années d'exercice, 1611-1632).
3 E 37/298 - 12 juillet 1620 : Michel Bechillon, écuyer, sieur de la Girardière, y demeurant paroisse du Tablier, ressort de Poitiers, donne reçu à Pierre Garnier, écuyer, sieur de la Maison Neufve, bailli de Gâtine à Parthenay, par les mains de Nicolas Chastigner, clerc dudit sieur de la Maison Neufve, de 3600 livres tournois, en déduction de la somme de 6000 livres tournois que ledit Garnier devait pour un total de 15150 livres pour le prix de la vente des maisons, terres ou seigneuries de Vieux Viré et les Bechets, paroisses d'Augé, de Saint Georges de Noisné et environs (Etude E (3 E 37) de Fontenay-le-Comte. Notaire Nicolas Joly (années d'exercice, 1611-1632).
3 E 37/301 - 21 mai 1622 : Gaspard de Simienne, sieur de la Coste et de Moyrant, capitaine et sergent major au régiment du Comte de Bury et gentilhomme ordinaire du roi, étant à Fontenay, donne procuration à Anthoyne du Mas, écuyer, sieur dudit lieu, de percevoir de Pierre Pallardy, sieur des Fournis, Pommeray et Sauzay ses frères, ou de M. de Maynard qui a baillé sa foi et parole pour eux, les rançons desdits sieurs Pallardy, Pommeray et Sauzay, prisonniers du sieur de la Coste, suite à la déroute du sieur de Soubise en avril dernier. Le 30 mai : reçu donné par ledit du Mas à Pierre Pallardy, sieur des Fournis, pour lui et pour Loys et Jehan Pallardy ses frères, demeurant à la Grassonniere au Tablier, de 1440 livres de rançon. - 22 mai : Jehan Mesnyer, procureur au siège royal de Fontenay, y demeurant, fermier de la seigneurie de la Voulte de Boisse, à Saint Médard des Prés, afferme pour trois ans à Pierre Bonnet, laboureur à bras, demeurant audit Boisse, une chambre basse derrière le grand corps de logis de ladite seigneurie (Etude E (3 E 37) de Fontenay-le-Comte. Notaire Nicolas Joly (années d'exercice, 1611-1632).
3 E 37/307 - 2 décembre 1625 : contrat de mariage (solennités de l'Eglise) d'Isaac Boyvereau, marchand tondeur de draps, demeurant au faubourg des Loges de Fontenay, avec Susanne Durand, demeurant à Fontenay, fille de feus Louys Durand et de Jaquette Masson, demeurant au bourg du Tablier (vues 303 et 304) (Etude E (3 E 37) de Fontenay-le-Comte. Notaire Nicolas Joly (années d'exercice, 1611-1632).





samedi 5 mai 2018

Une femme de deux notaires du Tablier disparue pendant la guerre de Vendée


Le Tablier 1776. Signature de Marie Anne GREFFARD

     Marie Anne GREFFARD (aussi Marianne GREFFARD) a été baptisée à Chaillé-sous-les-Ormeaux, paroisse jouxtant celle du Tablier, le 24 février 1736 (vue  3/283). Son parrain fut André TISSEAU, qui signa le registre, et sa marraine, Marie FERON.
     Elle était la fille de Jean GREFFARD, sabotier à Chaillé, et de Marie BERTRAND.

     Une dispense de consanguinité du 3e au 4e degré (un arrière grand-parent de l'époux est aussi l'arrière-arrière grand-parent de l'épouse) lui permit d'épouser, au Tablier, le 5 juin 1753, son cousin, Maître Jean BUREAU, notaire de la châtellenie de La Gerbaudière et du Tablier, mais aussi fermier, qui, veuf de Françoise VINCENEAU, demeurait au village de La Barre. Elle avait 17 ans et lui 57.
     Me Jean BUREAU décéda au Tablier le 21 juillet 1775, à environ 79 ans. Son épouse ainsi que Me Jean BUREAU, autre notaire du Tablier, son cousin, mais aussi Pierre BUREAU, son neveu, et Jean GREFARD, son beau-père, assistèrent à son inhumation.

      Devenue veuve, Marie Anne GREFFARD, alors âgée de 40 ans, épousa au Tablier, le 15 avril 1776, André MARTINEAU, âgé de 22 ans, fils d'un marchand linger du bourg du Tablier, Pierre Marie Baptiste MARTINEAU, et de Marie CANTET.

     Un mois plus tard, les époux MARTINEAU-GREFFARD, signent un acte notarié devant Me BUREAU, notaire au Tablier (23.5.1776. Minute, vue 77/410), dans lequel Me André MARTINEAU est cité comme fermier à La Barre du Tablier.

    Ce n'est qu'à partir du 29 août 1778, date de sa première minute conservée et portée sur son registre, qu'il officie (en modifiant alors sa signature) comme " notaire des chastellanies de La Gerbaudière et du Tablier ", ce qui n'empêche nullement son confrère, Me BUREAU, de le qualifier encore de fermier dans un acte du 13 mars 1779 (Minute Me BUREAU, vue 345/410).

    Me MARTINEAU prendra délibérément position contre la Révolution et deviendra l'écrivain du chef vendéen du Tablier, Joseph Claude Léon de SAIGNARD de SAINT-PAL. C'est à ce titre que sa maison sera particulièrement gardée, en 1793, par des vendéens postés au niveau de la fontaine de La Barre.
          
Le Tablier 1842. Emplacement de la fontaine du village de La Barre
   
    Dans des conditions que nous ne connaissons pas, Me MARTINEAU perdra son épouse au cours de la guerre de Vendée, entre le 4 mai 1796, date du baptême au Tablier de son petit-fils, Pierre Florent BOUTEVILLAIN, et avant mars/avril 1798 selon la déclaration de sa succession faite par son gendre au Bureau de La Roche sur Yon, le 22 fructidor an VI (8 septembre 1798) où il est précisé qu'elle est décédée  " il y a plus de six mois ", sans indication de lieu (AdV, 2 Q 10502, vue 38/80) .
     Les autres actes, notamment d'état civil, concernant des membres de sa famille ne mentionneront pas non plus ses lieu et date de décès.

mercredi 2 mai 2018

Le Tablier (Vendée). Le village de La Barre et ses habitants. 1ère partie

La Barre 


Le Tablier 1811, Village de La Barre, Plan cadastral C1

Le Tablier 1843, Village de La Barre, Plan cadastral A2
                  
     En 1811, la douzaine de bâtiments de La Barre (écrit parfois La Barre) appartenait à sept propriétaires différents mais seulement quatre d'entre eux habitaient le village : Jean PELTREAU, journalier, (C 262), Martin, PELTREAU, également journalier, (C 260),  Augustin COUSSEAU, tisserand, (C 271), Nicolas GALERNEAU, sabotier (C 283).
     La cinquième maison (C 284) était la propriété de Pierre GOUANNEAU (alias Pierre GOINEAU), maréchal-ferrant, qui demeurait à La Bretonnière.

     Outre ces maison, La Barre était alors composé  de deux écuries, l'une, C 257, appartenant à Pierre GOUANNEAU, et l'autre, C 282 à Jean ROUSSE*, propriétaire,  domicilié à Fontenay-le-Comte, et qui possédait aussi dans le village une grange (C 273) et une bergerie (C 255). Quant au four (C 259), il était le dernier bien bâti qu'y possédait Me André MARTINEAU,  notaire, qui demeurait alors au bourg du Tablier.

          * S'agit-il de Jean Louis Fidèle ROUSSE qui épousa Louise Aimée Françoise ROBIN des          BARAUDIERES, civilement le 20 germinal an VII (9 avril 1799) aux Moutiers les Mauxfaits et religieusement le 13 avril 1802 à St Vincent sur Graon ?
   
 
    Une trentaine d'années plus tard, en 1843, le plan cadastral nous révèle l'existence d'un moulin à vent, cadastré C 575, qui n'était pas encore construit en 1811 et dont le propriétaire, le meunier François CITEAU, habitait à proximité, dans le village même de La Barre.

    A cette époque, le village était constitué de six (ou sept) maisons. Celles cadastrées A 499, 501 et 514 étaient la propriété de Frédéric JEANNET qui habitait à La Touchette de Chaillé-sous-les-Ormeaux. Les autres maisons appartenaient à des personnes qui habitaient à La Barre : Nicolas GALERNEAU (A 500, deux maisons ?), Joseph PELLETREAU (A 505), François CITEAU (A 513).

     Le village comprenait aussi trois toits dont deux appartenaient à Frédéric JEANNET (A 502 et 508), le troisième à François CITEAU (A 498), de deux " bâtiments " propriété des deux mêmes (A 503 et 504), ainsi que d'un four (A 505) appartenant indivisément à trois des habitants du village (François CITEAU, Nicolas GALERNEAU et Joseph PELLETREAU).

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1749 : François VINCENEAU est né vers 1703. Il est décédé le 23 avril 1749, à 46 ans (° vers 1703), au village de La Barre.

1749 :  Nicolas BUREAU, tisserand, époux de Jeanne AMIAUD (x au Tablier le 19.7.1749) et frère de Me Jean BUREAU, notaire des châtellenies du Tablier et de la Gerbaudière, demeurant à La Barre, est inhumé le 10 avril 1749 au Tablier. Il était décédé la veille, à 33 ans (° vers 1698). Etaient présents : Jacques MAINDRON, son beau-frère, et Philippe PELTREAU, son cousin germain, aussi journalier," les tous " du village de La Barre.

1749 : Jean PELTREAU. (également: Jean PELLETREAU), né vers 1670 et époux (avant 1724) de Françoise BUREAU est décédé le 10 décembre 1749 au Tablier, à 79 ans. Assistèrent à ses funérailles : Philippe PELTREAU, son fils, et Jacques MAINDRON, son neveu, journaliers au village de La Barre, du Tablier.

1753 : Jacques MAINDRON qui avait épousé Jeanne BUREAU avant 1737 était alors journalier à La Barre. Jacques est décédé le 28 mai 1770 à Le Tablier; à 64 ans (° vers 1706).
     Sa fille, Françoise MAINDRON (née le 18 mars 1737 au Tablier)  épousera  avec une dispense du 3e au 4e degré de consanguinité, Mathurin COUSSEAU, le 16 mai 1769, au Tablier.
      Dix ans plus tard, Mathurin COUSSEAU, bordier à La Barre du Tablier, faisant pour Françoise MAINDRON, sa femme, Marie MAINDRON, veuve de Jean AMIAUD, de la maison noble de La Poissonnière du Tablier, Pierre PERCOT, tisserand à La Rivière de Chaillé, faisant pour Jeanne MARIONNEAU, sa femme, Louis BIGAUD, journalier aux Ruelles de Rosnay, Jacques BESSONNET, journalier, faisant tant pour lui que pour Pierre BUREAU, son fillâtre, demeurant à La Roussière du Tablier,  Jacques NEAU, laboureur à La Noue Brin de St Vincent sur Graon, faisant tant pour lui que pour Anne TROUSSICOT, sa femme, et Nicolas MAINDRON, journalier au bourg du Bernard, vendront à Pierre MAINDRON et Marie MAINDRON, frère et sœur, demeurant à La Basse Roussière de Chaillé, de tout ce qui leur appartient audit lieu de La Roussière de Chaillé, provenant de la succession de Pierre MAINDRON, leur oncle et aïeul (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.7.1779. minute, vue 385/410).

1767 : Jean GREFFARD, marchand, demeurant à La Barre, acquiert de Laurent BUREAU.marchand saulnier au village de La Rivière, de Chaillé, et de sa femme, leurs parts dans la Borderie de la Renaudière de St Vincent sur Graon (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 16.5.1767.Vente).
     Puis Jean GREFFARD, qualifié de sabotier, demeurant à La Barre du Tablier, acquiert à titre de licitation, de Jean Louis Philippe FAUCON, marchand, et de Françoise LOUARD (Françoise LUARD), son épouse (x 5.6.1764 à St Vincent sur Graon), demeurant à La Touche Ferret de St Vincent sur Graon, une borderie indivise à la Renardière de St Vincent (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 10.11.1767. Vente. Minute, vue 58/501).

1776 : Marie Anne MARTINEAU, fille majeure, demeurant à La Barre, vend à Nicolas BRECHOTTEAU, marchand à La Grassonnière du Tablier, une masure à La Grassonnière (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.6.1776).

1779 : Mathurin COUSAUD (Mathurin COUSSEAU ), époux de Françoise MAINDRON, est cité comme bordier à La Barre dans les actes notariés suivant : Vente par les consorts MAINDRON de biens à La Roussière de Chaillé sous les Ormeaux provenant de la succession de Pierre MAINDRON, leur père et aïeul. Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.7.1779) ;  bail à ferme consenti par lui, bordier à La Barre du Tablier, et Françoise MAINDRON, sa femme, à Louis COMMAILLEAU, charpentier à La Caunerie de Beaufou, d'une petite borderie audit lieu (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 23.10.1779).

1779 : Augustin Blaise MARTINEAU, né le 3 février 1754 au Tablier, domestique à La Barre, est présent à un acte de  cheptel que lui consent Jean RAYNEAU, marchand à La Rivière de Chaillé, et Magdelaine MARTINEAU, son épouse, son beau-frère et sa soeur (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 7.1.1779). Il épousera Marguerite BENETEAU à La Couture  le 23 juin 1789.

1785 : Jacques (Charles Jacques) MARTINEAU, laboureur à La Barre du Tablier, époux de Marie Anne (Marianne) MARTINEAU (X Chaillé sous Les Ormeaux, 9 février 1774), achète de Jeanne MARTINEAU, veuve de Louis GALERNEAU, demeurant à L'Humeau de Chaillé, la neuvième partie d'une vigne près de Linaudière de St Florent des Bois (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 29.9.1785).
Sa fille, Marie Anne MARTINEAU nait le 8 septembre 1787 à La Barre où son père est laboureur.

1787 : Jeanne AMIAUD (née le 10 mai 1768 au Tablier), qui avait épousé François LE BERTON (alias François LEBERTON, François LEBRETON, François BRETON) (° vers 1764),  le 31 janvier 1786 au Tablier, décède le 9 février 1787 à La Barre, peu après la naissance de leur fils, François BRETON, le 18 janvier 1787 au Tablier.  Son père, journalier à La Barre, était alors absent. La marraine de l'enfant fut Marie Anne GALERNEAU, servante domestique au village de La Barre, âgée de 15 ans (° vers 1772). Il est décédé le lendemain,19 janvier 1787,  à La Barre; son père était présent.

1798 : Augustin COUSSEAU (né le 21 octobre 1775 au Tablier) et Mathurin COUSSEAU, cultivateurs à La Barre, prennent en bail à ferme la borderie à La Caunière de Beaufou, du citoyen André ARNAUD, maréchal à Laumère  du Poiré, suivant acte de Me Martineau, notaire au Tablier, le 26 brumaire an VII (16.11.1798).
     Augustin COUSSEAU, devenu tisserand à La Barre depuis au moins 1803, épouse Louise GRAUNEAU (Louise GROSNEAU) le 26 nivôse an XII (17 janvier 1804) au Tablier. Assiste à son mariage, Nicolas GALLERNEAU, 28 ans (° vers 1775), sabotier à La Barre du Tablier, son beau-frère.
     Il est décédé le 18 juin 1817 à La Barre, à 40 ans (° vers 1777), toujours tisserand. Pr : Nicolas GALLERNEAU, sabotier, et Martin PELLETREAU, agriculteur à La Barre du Tablier.
     Parmi ses enfants, on trouve :
      - Louise COUSSEAU qui, deux jours après sa naissance, décède à La Barre le 8 frimaire an XIII  (29 novembre 1804). Assistent à son enterrement: Nicolas GALLERNEAU, sabotier, son oncle maternel, et Jean PELTREAU, journalier, voisin, demeurant tous les deux à La Barre.
      - Marie Anne COUSSEAU qui, peu après sa naissance à La Barre, décède le 28 avril 1808 . Sont présents à ses obsèques : Augustin COUSSEAU,  son père, Nicolas GALLERNEAU, sabotier,  sononcle, et Mathurin COUSSEAU, son aïeul, tous de La Barre du Tablier.

1801 : Françoise Julie (Angélique) BARRAUD, 21 ans, fille de Pierre BARRAUD et Jeanne POTTIER, demeurant à La Barre, épouse Jean FARCY le 15 brumaire an X (6 novembre 1801, vue 84/233) au Tablier . Sont présents au mariage : Jean PELTREAU, journalier à La Barre, et Martin PELTREAU, charpentier au même lieu. Que s'est-il donc passé le jour des noces car l'époux décède le même jour, à 10 heures du soir, à La Barre (vue 93/233). Il avait 30 ans. Assistent à ses funérailles : Pierre BARRAUD, cultivateur à La Barre, son beau-père, et Pierre BILLAUD, cultivateur au même lieu, voisin.
     Devenue veuve, Françoise Julie (Angélique) BARRAUD a épousé le 21 janvier 1809 au Tablier
Pierre MARSAUD. Les parents de l'épouse habitaient encore à La Barre.

1803 : Jeanne COUSSEAU (née le 6 juillet 1771 au Tablier), fille de Mathurin COUSSEAU, 55 ans (° vers 1748), bordier / laboureur à La Barre, épouse  Nicolas GALLERNEAU, fils de Louis GALLERNEAU et Marie Jeanne BRECHOTEAU, le 26 prairial an XI (15 juin 1803), au Tablier; L'époux, né au Tablier le 21.3.1774, est sabotier à La Barre du Tablier. Au mariage, parmi les personnes présentes, on trouve Augustin COUSSEAU, 27 ans (° vers 1776), tisserand à La Barre, beau-frère de l'époux.

Dès 1803, Nicolas GALLERNEAU (né au Tablier le 21.3.1774), était connu comme sabotier à La Barre de Tablier.  Cette année là (26 prairial an XI/15 juin 1803), il avait épousé Jeanne COUSSEAU (née le 6 juillet 1771) qui demeurait elle aussi à La Barre avec ses parents, Mathurin COUSSEAU, laboureur, et Françoise MAINDRON. A La Barre, demeurait alors également, leur fils, Augustin COUSSEAU, (° vers 1776), tisserand, qui assistera au mariage de sa belle-soeur, Rose Louise GROSNEAU, avec Pierre RIBARD, le 7 décembre 1813, au Tablier.
    Nicolas GALLERNEAU est présent au Tablier, le 27 février 1813, lors du décès de sa mère, Marie Jeanne BRECHOTEAU,  épouse de Louis GALLERNEAU.
    Il assiste aussi au mariage de son frère, Louis GALLERNEAU, sabotier au Puy du Tablier, avec  Marie-Jeanne PERCOT, au Tablier, le 4 février 1807. 
    Il sera également présent, avec Martin PELLETREAU, agriculteur, habitant lui aussi à La Barre, à l'inhumation d'Anne Marie TROQUIER. (également: Marie TROQUIÉ,  Marie TROQUÉ), épouse de  Pierre COICHEAU, décédée à La Roussière du Tablier le 24 février 1821.

1805 : Pierre BILLAUD (né au Tablier le 16 janvier 1753) était laboureur à La Barre quand sa fille, Henriette Aimée BILLAUD (née au Tablier le 11 mars 1782) avait épousé, le 4 frimaire an XIV  (25 novembre 1805), Jean COUSINET.
     Pierre BILLAUD ayant épousé au Tablier, le 22 janvier 1777, Marie MARIONNEAU, la fille d'un meunier, il avait comparu dans un acte notarié de cession de partie de moulins et dépendances au Tablier (moulin à eau de Colle, avec masures et ruage en dépendant) et à Rosnay (moulin à vent de Jaulain)  à charge de quatre septième partie de rente, de neuf boisseaux rentier de blé seigle due à la femme GOULAR, pour Colle, et de vingt francs à NICOLAS, de Pissotte (sans doute Nicolas Louis Antoine NICOLAS, époux de Julie Louise Justine ROUSSEAU),  par Pierre BILLAUD, cultivateur au Tablier, époux de Marie MARIONNEAU, Nicolas MORET, laboureur au Tablier, époux de Marianne MARIONNEAU, Joseph CITTEAU, farinier patenté à La Roussière, Cécille MARIONNEAU, de La Touchette de Chaillé, veuve de René GALLERNEAU, et Jeanne MARIONNEAU, de La Merlerie de Chaillé, veuve de Jacques GUIAUD, Joseph PILLET, foulon patenté, de Rochereau de Chaillé, à Joseph MARIONNEAU, farinier patenté, de Rochereau de Chaillé, leur beau-frère auquel ils ont également donné quittance mobilière suite au décès d'Etienne MARIONNEAU, leur beau-père, décédé au Rochereau de Chaillé après une longue maladie (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier, vue 142 : Acte n° 72 du 9 floréal an VII - 28.5.1799. Minute, vue 347/446).

1813 : François BILLAUD (né au Tablier le 9 août 1785), avait épousé Modeste PASQUIER au Tablier le 21 février 1810. Devenu veuf, il épouse  Margueritte PELLETREAU, veuve de Pierre Joseph HERBRETEAU, le 23 novembre 1813 à Rosnay. Les parents de celle-ci, Jean PELLETREAU, journalier, et Marie PROTEAU, demeurent à La Barre.

1820 : Marie BECAUD est décédée le 20 mars 1820, à 22 ans (° vers 1798), à La Barre où son père, François BECAUD, époux de Louise TESSIER, est laboureur. Sont présents : Martin PELLETREAU et Nicolas GALLERNEAU, tous deux agriculteurs à La Barre.

1820 : Louise GRAUNEAU, fille de Louis GROSNEAU et Jeanne CAILLAUD, de La Barre épouse à 36 ans (née vers 1784), le 20 novembre 1820, au Tablier, René LARCHÉ  (également: René LARCHER), tisserand à La Cambaudière de Rosnay, veuf de Marie MEMAIN, âgé de 52 ans. Assiste à leur mariage, Nicolas GALLERNEAU, sabotier à La Barre du Tablier, beau-frère
d'alliance de l'épouse.

1825 :  Pierre FERON (né le 8 août 1750 au Tablier), journalier, époux de Madeleine ROBELIN, décède le 24 décembre 1825 à La Barre, à 77 ans (° vers 1748). Parmi les présents à son inhumation :  Pierre GILBERT, laboureur à La Barre, et Martin PELTRAU, 55 ans (° vers 1770), cultivateur, à La Barre.
     Magdeleine ROBELIN, journalière, épouse de Pierre FERON, décède le 19 février 1830, à 63 ans (° vers 1767), à La Barre.

1828 : Henriette CHIRON, 25 ans (° vers 1803), servante à La Barre, épouse en janvier 1828, au Tablier, René MAINDRON.

1829 : Marie Jeanne BUREAU (également: Marie Jeanne BOUREAU), originaire des Clouzeaux,  et fille de Me Jean BUREAU, fermier de la terre et seigneurie du Tablier, y demeurant à La Grignonière, et de Jeanne ROBELIN, avait épousé au Tablier, le 1er février 1780, Jean GRELIER (ou  Jean GRELLIER) après avoir passé un contrat de mariage le 18 janvier 1780 devant Me BUREAU, notaire au Tablier (vue 5/434).
Alors qu'elle était journalière à La Barre, elle y décède le 31 décembre 1829, à 71 ans.

En 1840, François DELAVAUD, époux (en 1828) de Jeanne Françoise CANTET, est farinier à La Barre.

1844  :Pierre GUILLET époux de Marie GAUDIN. (également: Julie GAUDIN) est domestique à La Barre lors de la naissance de son fils, Pierre Florent GUILLET le 1 septembre 1844. Ce dernier deviendra prêtre le 21.12.1867 et décédera le 13 juillet 1917 aux Moutiers les Mauxfaits.

1903 : Procès-verbal de bornage du 2 février 1903, conclu entre Aimé Baptiste Désiré RAYNON, propriétaire à Borget de Chaillé, son fils, Louis RAYNON, propriétaire aux Aires de St Vincent sur Graon, et François CITTEAU, meunier à La Barre du Tablier, Auguste ORIZET, meunier à Rochereau de Chaillé. Cet acte contient un plan du moulin à eau de Borget, cadastré section D n° 1347 - collection particulière B -).









                 
               


lundi 23 avril 2018

Georges CLEMENCEAU et Le Tablier (Vendée)


     La généalogie du " Tigre " est bien connue et peut-être trouvée aisément que ce soit dans des ouvrages ou sur le Net. La commune du Tablier lui était-elle inconnue ?

     Bien que l'on sache que CLEMENCEAU ne s'intéressait pas particulièrement à ses ancêtres, il n'ignorait peut-être pas que les grands-parents de sa grand-mère paternelle (Marie Thérèse JOUBERT, épouse du Dr Paul Jean CLEMENCEAU), Pierre GREFFARD et Marguerite RIDIER s'étaient mariés au Tablier le 9 février 1751. Lui était armurier à Saint-Florent-des-Bois et elle était la fille d'un notaire/procureur au Tablier.

  Ce qui est certain, c'est qu'invité par M. VRIGNAUD, Georges CLEMENCEAU vint en 1924 et en juillet 1928 à la carrière BIGAUD et s'entretint avec le granitier Narcisse BIGAUD qui lui fit découvrir le dur labeur de cette profession (André BOUTIN).

   

J-B DOUSSAINT, du Tablier (Vendée), détenu à l'abbaye de Fontevraud en 1828


     Le Cercle Généalogique Vendéen a publié dans son bulletin n° 68 du 4e trimestre 1997, une liste alphabétique de natifs de Vendée, détenus en Maine-et-Loire, dans la Maison centrale de détention de Fontervaud installée dans les bâtiments de l'abbaye.

     Cette liste a été réalisée par M. Albert FOARE, à partir du registre d'écrou n° 6 concernant la période du 26 juillet 1827 au 16 mars 1829 (matricules 5675 à 6710).

     On y trouve un natif du Tablier, Jean Baptiste DOUSSAINT (matricule 6573), entré à l'âge de 13 ans. Il est dit domicilié à Chaillé-sous-les-Ormeaux et fils de Jean DOUSSAINT et de Marie BERNET.

     Il était né le 8 janvier 1815 (vue 149/249) à La Paquerie du Tablier de Jean DOUSSAINT, maçon,  (veuf en premières noces de Rosalie BUREAU) et de Marie BERNIER, sa seconde épouse avec laquelle il s'était unie au Tablier le 30 décembre 1809.
     Jean DOUSSAINT, fils, sans profession, est décédé, à Fontevraud, le 2 juillet 1830 (vue 70/281). Son décès a été déclaré par deux de ses voisins, l'un scieur de long et l'autre tisserand.

samedi 21 avril 2018

Le Tablier (Vendée). La métairie de La Combe et ses habitants

La Combe


Le Tablier 1811, Métairie de La Combe, Plan cadastral D1



Le Tablier 1843, Métairie de La Combe, Plan cadastral C2

En 1811, la propriété de la métairie de La Combe était entre les mains d'Etienne LEMOINE de BEAUMARCHAIS (alias LE MOYNE de BEAUMARCHAIS), des seigneurs de La Gerbaudière,  qui demeurait à Nantes. En 1843, elle appartenait déjà à Joseph GAUVRIT, demeurant alors au bourg du Tablier dont il deviendra maire en 1850. 



En 1749, Jean MAINDRON, laboureur  à La Combe, est présent au décès de sa nièce, Gabrielle ARRIVÉ (c.a 1742- 1749).

En 1766, Nicolas MORET (c.a 1711-1779), laboureur  quitte la métairie de La Combe  pour prendre à bail à moitié, pour sept ans, la métairie au bourg du Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9 et 10.3.1766. Bail à moitié - 2 actes -).  Il avait épousé Marie (Anne) ROGER à St Florent des Bois le 21 février 1735.

En 1772, habite à La Combe, Marianne MARTINEAU. Avec François MARTINEAU, marchand, René LEGAY, potier, et Marie MARTINEAU, sa femme, demeurant à La Baffardière de Champ Saint Père, et Pierre MARTINEAU, journalier à l'Etang du Tablier, elle vend à Jean BUREAU, notaire à La Barre du Tablier, des planches de vignes au Fief du Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire
au Tablier : 3.5.1772).

En 1781, la famille TEXIER occupe La Combe :  c'est ainsi qu'est constituée une communauté entre Mathurin TEXIER, laboureur, et Jeanne TEXIER (alias Jeanne TESSIER) (née vers 1740-1741), fille majeure, sa nièce, fille de René TEXIER et Jeanne REVERSEAU ; ils demeurent tous deux à La Combe du Tablier.  L'acte contient également une donation par Mathurin à sa nièce (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 26.5.1781).
Un an plus tard, Mathurin TEXIER, laboureur, Jean DESNOYERS, laboureur, et Jeanne TEXIER, son épouse, demeurant tous à La Combe du Tablier constituent entre eux une société (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 9.4.1782). En effet, Jeanne TEXIER avait entre temps épousé Jean DESNOYERS (alias Jean DENOHYER) (1757-1806), fils de Jacques DESNOYERS et Antoinette RAYNEAU, le 9 octobre 1781 au Tablier. Jeanne TEXIER est décédée le 16 mars 1821 à La Combe, à 80 ans (° vers 1741). Assita à ses funérailles, Pierre GILLEBERT, laboureur à La Combe, et Louis CLERJAUD, laboureur à La Bodinière du Tablier (rencontré à l'article concernant cette métairie).

En 1795, Jean DENOHYER, demeurant à La Combe, et son frère, Thimotée DENOHYER, tisserand à la Renaudrie de Chaillé, se partageront divers immeubles à La Renaudrie dépendant de la succession d'Anthoinette RAYNEAU, leur mère (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 15.5.1795. Minute : vue 474/527).

Jean DESNOYERS , tisserand à La Combe et laboureur,  décède à La Combe le 14 août 1806. Est présent à ses obsèques Pierre GILLEBERT, laboureur à La Combe, son gendre (époux de Marie Anne DENOYER le 2 ventôse an XI / 21.2.1803, au Tablier). Bien que son acte de décès le dise veuf de Jeanne RICHER, il s'agit bien de Jeanne TEXIER.

 1787 : Bail à ferme par Jeanne Françoise CURATTEAU, fille mineure émancipée, procédant sous l'autorité de Jean TESSIER, marchand, de La Pilouzière de Chaillé, à Louis BRECHOTTEAU, marchand à l'Etang du Tablier, de domaines à l'Etang et à La Combe du Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 3.4.1787. Minute non trouvée).

1811 : Marie Rose GUEFFIER, fille de Jacques GUEFFIER et Rose TESSIER, est servante à La Combe quand elle épouse, le 31 janvier 1811 au Tablier, .Jean CANTET (1787- apr. 1811), alors agriculteur à La Bodinière.

1850 :François BILLAUD, fermier, 30 ans (né vers 1820), demeurant à La Combe, est présent au décès de Jeanne BILLAUD (1776-1850), épouse de Nicolas BRECHOTEAU, décès survenu au Tablier le 15 août 1850.