jeudi 18 février 2021

Les gages de serviteurs d'un seigneur du Tablier (Vendée) en 1771 et 1772.

      Quel était le montant des gages annuels que percevaient, en 1771 et1772, les serviteurs d'un seigneur habitant un logis dans la paroisse du Tablier ? 

      Les gages étaient convenus en avril pour une duré d'une année commençant à la St Jean Baptiste (24 juin).

En 1771

- Un homme - dont la fonction n'est pas précisée - reçoit 24 livres et trois aulnes de toiles melis.

- Un  "serviteur domestique " : 48 livres, trois aulnes de toiles melis, deux aulnes et demi d'étoupe, une livre de laine et trois livres en argent  "qu'il a reçu et doit à son maître ".

- Une " servante domestique " : 36 livres, deux livres de laine et 24 sols " qu'elle a reçu comptant ".

En 1772 :

- Le même " serviteur domestique " qu'en 1771 reçoit 48 livres, trois aulnes de toiles melis, deux aulnes et demi d'étoupe, une livre de laine et trois livres environ " dépingle " "qu'il a présentement reçu ".

- Un autre " serviteur domestique " qui s'avère être le même que celui dont la fonction n'avait pas été précisée en 1771 : 32 livres et trois aulnes de toiles mélis, une aulne et demi d'étoupe, une livre de laine et trois livres donnée comptant.

    Les gages en nature étaient donc composés, à cette époque, d'abord de toiles melis. Elle mesuraient  trois aulnes, soit environ 3,30 mètres. S'agit-il de toiles métis ou de toiles melis, les deux existant ?

    Ensuite, le serviteur recevait de l'étoupe : Une aulne et demi (environ 1,70 mètre) voire deux aulnes et demi (environ 2,80 mètres) de bourre de chanvre ou de lin qui allaient lui servir à fixer les étincelles destinées à allumer son feu.

    Enfin il recevait de la laine : Une livre pour un homme ; deux livres pour une femme.

 

jeudi 14 janvier 2021

Qualifié de " républicain " dans un acte notarié passé au Tablier (Vendée) en 1794

     Il n'est pas courant de trouver mention de l'appartenance politique d'une personne dans un acte notarié. C'est pourtant ce qu'à indiqué le très " vendéen " Me André MARTINEAU, notaire au Tablier, dans la minute qu'il a dressée le 25 novembre 1794 , en écrivant " la  rente premières de dix huit livres deüe au républiquain allaire de la Meguêre ".

     Cet acte  porte sur une portion (1/6e) des moulins à vent et à eau de Boutet, à Chaillé-sous-les-Ormeaux, ainsi que de deux maison basses servant autrefois d'habitations  aux  propriétaires des moulins, donnée à bail à rente par Pierre AMIAUD, laboureur, et Françoise BOISSELEAU, son épouse, demeurant à La Poissonnière du Tablier, à Charles GALLERNEAU, farinier, et Jeanne BOISSELEAU, son épouse, demeurant au moulin à eau de Ripaud  au Tablier, ses beau-frère et sœur qui possèdent déjà 1/6e par suite du décès de Louis BOISSELEAU, leur père et beau-père  (vue 375/527).

     La généalogie de Victor Léon ALLAIRE, sieur de la Mesguière, issu du second mariage de son père, figure notamment sur le site "Familles de Vendée ", à l'article consacré à la famille ALLAIRE. 

     L'une des figures républicaines de la région du Tablier, il est l'un des huit électeurs du canton du Tablier qui, avec ceux désignés par les autres assemblées primaires, ont été réunis au couvent des Cordeliers à Fontenay, le 29.6.1790, afin de procéder à l'élection des membres de l'administration départementale (Revue du Bas-Poitou, 1889, p. 102).

     Il est également président de l'administration municipale du canton du Tablier, lorsqu'il demande au commissaire du Directoire Exécutif de Vendée, le 25 messidor an IV (13.7.1796), de lui faire parvenir des Lois - à faire passer par Luçon puisque la poste ne vient plus à Mareuil -,  des passeports, des registres de baptêmes (!) et mariages, ainsi que des fonds " pour former le bureau " (Arch Vendée L 181).

samedi 21 novembre 2020

2 avril 1906. Le Tablier (Vendée) : L'inventaire des biens de l'église

      Le lundi 2 avril 1906, le même jour qu'à Saint-Florent des Bois et à Rosnay, eut lieu l'inventaire des biens de l'église du Tablier. " Une brèche ou plutôt un trou " pratiqué dans un mur permit à une personne de s'introduire dans l'édifice et d'ouvrir l'une des deux portes.

      L'inventaire fut effectué par un agent de l'Enregistrement  assisté d'un commissaire de police de La Roche-sur-Yon escorté par quinze gendarmes et deux " crocheteurs "  (Semaine Catholique du Diocèse de Luçon du 14.04.1906, page 298. AdV, vue 355/1273).

     Le journal " La Démocratie Vendéenne ", organe départemental d'union républicaine, résumait succinctement cette opération, le 8 avril 1906 : 


         "La Croix vendéenne ", dans son édition du 15 avril 1906, détaillait, avec dessin à l'appui, les péripéties de cet inventaire au Tablier :




lundi 26 octobre 2020

Dès 1791, aux Jaunières du Tablier (Vendée), on connaissait " La fosse au soldat "

      Le 25 février 2014, j'avais rédigé un petit article sur ce blog, intitulé " Des traces de la Guerre de Vendée, au Tablier, dans un acte notarié (1798) " donnant quelques information sur une fosse appelée " Fosse au soldat " ou " Fosse aux soudards " située au Tablier, près du village des Jaunières, et dans laquelle auraient été enterrés vingt-sept soldats de l'armée républicaine.

     Cette tradition locale est peut-être véridique mais, en juillet 1791, cet endroit était déjà connu sous le nom de " Fosse au soldat " comme on le voit dans un acte de vente par François ROBELIN, bordier au bourg du Tablier, à Marie Anne MASSE, veuve d'André ROBELIN, bordier au village des Jaunières de Château-Guibert, de domaines aux Jaunières de Château-Guibert. Cet acte avait été reçu par Me André Martineau, notaire au Tablier, le 11 juillet 1791 (Vue 269/527).

     Voici la désignation des biens cédés mentionnant " La fosse au soldat " et le Crenon :




dimanche 25 octobre 2020

Un soldat vendéen du Tablier disparu Outre-Loire en 1793

      Au hasard d'une lecture, trouvé dans un acte reçu par Me André MARTINEAU, notaire au Tablier, le 4 nivôse an V - 24.12.1796 ( Minute, vue 173/452), contenant une cession de domaines à La Rivière de Chaillé et de meubles, par Allexandre PERCOT, cultivateur à La Rivière de Chaillé sous les Ormeaux, à Pierre PERCOT, tisserand au même lieu, l'indication que les biens cédés venaient en partie de son frère, autre Pierre PERCOT "  supposé mort outre-Loire ".

     Ce soldat vendéen disparu pendant la Virée de Galerne (18 octobre - 23 décembre 1793), frère d'Allexandre PERCOT, était né au Tablier le 24 septembre 1751.


Michel METAIS (alias METAYER), officier de cavalerie dans les armées vendéennes en 1795

      Le 13 juin 1795, dans sa maison située à La Barre, Me André MARTINEAU, notaire au Tablier, dressait un acte auquel comparaissaient des personnes qu'il connaissait bien, ayant participé avec elles à la Guerre de Vendée.

     Dans celui-ci, Adélaïde Suzanne Thérèse POICTEVIN de LA ROCHETTE (née à Luçon le 4 septembre 1780 - vue 131/261 et y décédée le 15 octobre 1858 - vue 438/447-), demeurant alors à La Barre Blanchère de Saint- Florent-des-Bois, émancipée d'âge et sous l'autorité de Charles Louis de GYVES, son curateur, demeurant au bourg de Champ-Saint-Père,  louait une " maison composée de différentes chambres hautes et basses, une grange et un toit, appelée le château, y compris le jardin, prés et terres en dépendant " dont jouissait COULON (?). Cet ensemble de biens était situé à Saint-Florent-des-Bois, sans plus de précision.

      Le futur locataire qui ne signera pas l'acte contrairement aux autres intervenants, était " Michel METAYER, officier de cavalerie dans les armées vendéennes ". Il résidait alors aux Crèches de Saint-Florent-des-Bois.

    Si l'on connait un peu l'histoire très mouvementée  d'Adélaïde POICTEVIN de LA ROCHETTE* , grâce notamment à sa nécrologie rédigée par Adolphe de Brem et publiée dans la Revue de Bretagne et de Vendée (1858, tome IV, p. 470), il reste tout à découvrir de Michel METAYER, à commencer par son  état-civil.

*Elle épousa, le 28 septembre 1796,  Louis Marie de CHANTREAU de LA JOUBERDERIE, autre figure de l'épopée vendéenne.

N.B : Pour plus de renseignements, consulter les commentaires ci-après.


Deux prêtres capucins en intérim à la cure du Tablier (Vendée) en 1744

        A la suite du décès de Pierre DOUBLE, curé du Tablier, inhumé dans sa paroisse le 18 janvier 1744, un prêtre capucin, Frère Angélique de LANNION, signe sur le registres paroissiaux, du 25 janvier 1744 au 28 février 1744, date à laquelle il est remplacé par un autre prêtre capucin, Frère Ange de Saint-Brieuc.

       On trouve la signature de ce dernier sur le registres paroissiaux du 11 mars 1744 au 7 juillet 1744, avant d'être remplacé par le nouveau curé René GAILLARD qui signera son premier acte le 26 juillet 1744.