jeudi 31 décembre 2009

Liste des prêtres nés au Tablier au XIXe siècle

Pierre Marie BOILEAU (BOISLEAU), né le 25 juin 1830 d’un père marchand.
Ordonné prêtre le 23 décembre 1854. Deuxième vicaire aux Sables-d’Olonne. Curé de Saint-Cyr-des-Gats vers août-septembre 1860. Retiré à La Roche sur Yon en 1867. Curé de Marillet en 1869. Décédé le 13 février 1893 à Marillet.

François BRECHOTEAU, né le 7 mars 1837 d’un père maréchal-ferrant.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1860 (en même temps que Pierre JEANNET, lui aussi du Tablier). Professeur au séminaire des Sables-d’Olonne. Vicaire à l’Ile-d’Yeu en 1864, à Sainte-Hermine en 1865, à Beaurepaire en 1867, vicaire puis curé aux Moutiers-sur-le-Lay en 1871. Retiré à Saint-Florent-des-Bois (16 septembre 1900). Décédé le 20 septembre 1901 à St Florent des Bois. Voir le concernant : Ordo Divini 1889, p.28, et Revue du Bas-Poitou 1900, p. 405

François Henri Auguste GAUDIN, né le 7 octobre 1842 d’un père tisserand.
Ordonné prêtre le 21 décembre 1867. Vicaire aux Lucs-sur-Boulogne (janvier 1868), au Poiré-sur-Vie (10 mai 1873). Professeur à St Joseph de Fontenay Le Comte (octobre 1878). Professeur de philosophie à l'Institution Richelieu de Luçon (octobre 1886-1910). Chanoine honoraire 1906. Retiré à Luçon en 1910. Chanoine titulaire (19 octobre 1914). Décédé le 2 août 1931 à Luçon, il est inhumé au Tablier.

Aimé Louis GENDRONNEAU, né le 4 mai 1877* d’un père cultivateur.
Ordonné prêtre le 29 juin 1903. Entré dans le clergé colonial. Missionnaire en Haïti de 1903 à 1932. Retiré au Tablier en 1932. Décédé le 28 avril 1962.
*N.B : Bien que figurant sur certaines listes de prêtres nés au Tablier, son acte de naissance n’existe pas sur les registres de cette commune

Florent Pierre GUILLET, né le 1er septembre 1844 d’un père domestique.
Ordonné prêtre le 21 décembre 1867. Professeur au séminaire des Sables-d’Olonne (octobre 1866-10 septembre 1870). Vicaire à Saint-Philbert-de-Bouaine en 1870,  à Chaillé-les-marais en (1.1.1872), au Boupère (7.3.1875), à La Garnache (2.3.1878). Professeur au séminaire des Sables (octobre 1878), à St Joseph de Fontenay (octobre 1879). Curé du Gué de Velluire (31.7.1881), de Montournais (juillet 1888). Retiré à La Flocellière (14.9.1890). Reprend le ministère paroissial à La Jonchère (31.5.1891). Retiré aux Moutiers Les Mauxfaits (1914). Décédé le 13 juillet 1917 aux Moutiers-les-Mauxfaits.

François Alexis JEANNET, né le 10 mars 1824 d’un père propriétaire.
Ordonné prêtre le 23 septembre 1848. Deuxième vicaire aux Brouzils (Vendée) sous l'aile du Révérend M. MONNEREAU, curé de cette paroisse et fondateur le la congrégation des religieuses dites " de Mormaison". Directeur du Grand Séminaire de Luçon en octobre 1849. Chanoine honoraire de l'église cathédrale de Luçon en 1852. Vicaire Général du diocèse de Luçon le 22 novembre 1862. Supérieur du Grand Séminaire de 1870 à 1884.Décédé le 4 octobre 1903 à Luçon, il est inhumé au Tablier.
  
François Xavier André Célestin JEANNET, né le 2 mars 1846 d’un père marchand épicier.
Ordonné prêtre. Après avoir été vicaire, il est nommé curé de Sallertaine  puis de Chauché. Il devient moine Trappiste à l'abbaye de Notre Dame du Salut au diocèse de Laval (10.3.1868-13.7.1868) sous le nom de Frère Jean de la Croix. Professeur au collège de Paimboeuf. Décédé le 15 novembre 1878 à La Croix de Chaillé sous les Ormeaux, l’acte a été transcrit le 22 au Tablier.

Pierre Aimé Julien JEANNET, né le 2 novembre 1832 d’un père buraliste.
Ordonné prêtre le 22.12 (ou le 22.10).1860, en même temps que François BRECHOTEAU, lui aussi du Tablier. Professeur au Petit Séminaire des Sables d'Olonne. Vicaire à Longeville, aux Magnils (1870), à Sallertaine (1875), à Chauché (1877). Il quitte le diocèse de Luçon pour celui de Bordeaux en 1888, où il est prêtre auxiliaire jusqu'en 1896. Décédé le 27 décembre 1902 à Bordeaux où il est inhumé.

Alexandre Marcel Augustin PAYNEAU, né le 24 septembre 1870 d’un père cordonnier.
Ordonné prêtre le 29.6.1894. Professeur au séminaire des Sables d'Olonne, à St Joseph de Fontenay. Vicaire à Nieul sur l'Autize (1894), à Mouzeuil (1.1.1896), à St Hilaire de Voust (ou St Hilaire Le Vouhis) (1.5.1897), à La Guyonnière (1.8.1898), à Chaillé Les Marais (1.1.1901). Curé de Moreilles (7.81904), d'Evrunes (30.8.1919), de St Hilaire La Forêt (27.1.1926 - ou 1936 ?). Décédé le 5 février 1939 (à St Hilaire La Forêt ?).

Auguste Gaspard Désiré, dit Augustin POUDRA, né le 11 février 1826 d’un père propriétaire.
Ordonné prêtre le 15 (ou le 17).12.1859. Vicaire à St Hilaire des Loges (20.1.1860) , à St Pierre du Chemin (14.6.1861-2.7.1868). Curé de St Révérend (1.8.1868), de Nieul sur l'Autize (18.11.1874). Retiré à Fontenay Le Comte (19.121906). Décédé le 11 février 1908. (Voir Revue du Bas-Poitou 1894, 2e et 3e livraison, p. 390 : Arch. Vendée, vue 72/111).

mercredi 30 décembre 2009

Moulins à vent et à eau du Tablier. Meuniers, fariniers et foulons

I / MOULINS A VENT du TABLIER


Moulins de LA GERBAUDIERE

Les deux seuls moulins à vent du Tablier figurant sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle) sont appelés " Moulins de la Gerbaudière ". En 1789 il y en aurait eu trois.
 Le plan cadastral de 1811 positionne les deux " Moulins des Gerbodières "[1] ou " Moulins des Gerbaudières "[2] à la croisée de deux chemins dénommés " chemin du Tablier au village du Puits" et " chemin du Tablier au village de La Barre ". Ils sont alors cadastrés C 145 et C 155 et l’un d’eux est appelé « Le Moulin Neuf »,  « moulin à vent dépendant de La Gerbaudière » (1773, 1775).
Bail à ferme par Charles BOILLEAU, farinier, demeurant au moulin de Ripaud du Tablier, à Pierre COUECHAUD, farinier, et Marie ARDOUIN, veuve BARRAUD, sa belle-mère, demeurant au moulin à eau de La Girardière, d'un moulin à vent nommé Le Moulin Neuf au Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au tablier : 10.9.1773). Transaction entre Louis BILLE, potier au Beignon de Champ Saint Père, et Charles BOILEAU, farinier, demeurant au Moulin Neuf dépendant de La Gerbaudière (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.4.1775).

En 1843, sous le nom de « Moulins des Gerbaudières » ou de « Moulins de La Gerbaudière », ils sont cadastrés A 601 et A 643.  


Moulin de LA BARRE
           
            Ce moulin ne figure ni sur la carte de Cassini ni sur le plan de 1811.
            En 1843, le plan cadastral[3] fait état du " Moulin de La Barre " situé à côté du village du même nom, au carrefour du "chemin de Boutet[4] au Bourg" et du "chemin de la Grassonnière à La Roussière". Il est cadastré  A 545.
            Disparu, ce moulin aurait été situé en 1982, selon le sondage DRAC de La Garne* (Planche VIII), sur la parcelle A 517.

Meunier ou farinier au moulin de La Barre en 1836, 1837, 1839, 1843 et 1849 : François Joseph CITEAU (° Chaillé 1808), époux de Marie Jeanne DELAUNAY (° St Florent des Bois 1809), (cités 27.4.1839, 24.3.1849) ; en 1834, il était encore farinier au moulin de la Roussière à Chaillé que possédait sa famille depuis au moins 1772. En 1843, il a comme domestique chez lui, à La Barre, Pierre GUILLET, originaire de Corbaon, qui épouse au Tablier, le 8.11.1843, Julie Jeanne GAUDIN ; il signe l'acte de mariage comme témoin. Il est cité par A. Boutin et M-T Pelletreau dans leur ouvrage sur la filature-teinturerie de Piquet**, p. 70, comme ayant 41 ans en 1849.


Moulin du FIEF

            En 1843, un autre moulin à vent qui ne figurait pas sur le cadastre de 1811 est dénommé  sur le plan cadastral " Moulin du Fief  "[5]. Situé à l'embranchement de l'ancien "chemin du Tablier à Rosnay" et de celui menant au village du Fief, à environ 300 mètres  à l’ouest de l’entrée du village du Fief, il était alors cadastré  C 128. Disparu, ce moulin aurait été situé en 1982, selon le sondage DRAC de La Garne (Planche XXX), sur la parcelle C 98

           
Moulin du FIEF de la GERBAUDIERE

            Ce moulin à vent, à ne pas confondre avec le précédent, ne figurait pas non plus sur le cadastre de 1811. Il était situé à environ 570 mètres au Nord-est du centre du village de La Gerbaudière
                                   En 1843, sans indication de nom, il est cadastré C 1118.
            L’Atlas communal édité vers 1856, l’appelle « Moulin à vent de la Gerbretière ».
                        Disparu, ce moulin aurait été situé en 1982, selon le sondage DRAC de    La Garne (Planche XXVI), sur la parcelle B 179.
                                   M. Y. du Guerny, dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon***, à la notice         relative à La Gerbaudière, indique : « Cne du Tablier, vill., moulin et ruines d’un ancien château … ».


II / LES MOULINS A EAU SUR L’YON
entre LE TABLIER
 et CHAILLE-SOUS-LES-ORMEAUX


Au Tablier, tous les moulins à eau avaient été construits sur l'Yon.
D'amont en aval, on trouvait :
                                                                                                                     
                                                                                       
Moulin de COURTAIS
(Le Tablier)

            Il était situé sur l’Yon, à la hauteur du village de La Barre.
            En 1801, il est connu comme étant un moulin à draps.
             
Sans indication de nom, il figure au plan cadastral de 1811 sur la parcelle C 230. Proche de l’emplacement du moulin alors cadastré   472, figure sur le plan cadastral de 1843 une «  maison de Courtais ». Ce moulin est également connu sous le nom de « Moulin de Cortat ».
            M. Y. du Guerny se borne seulement à citer cet ancien moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon (p.121).
           
            Disparu, ce moulin aurait été situé en 1982, selon le sondage DRAC de La Garne (Planche X), sur la parcelle A 585.


Moulin de BOUTET
(Chaillé sous les Ormeaux)

                            
            Le plan cadastral de 1812 de Chaillé le nomme « Boutay ». Il est alors cadastré    185 et 186 (à vérifier). En 1843, il est appelé «  Moulin de Boutet » et figure sur les parcelles  164 à 170.
                        Ce moulin figure également, avec sa chaussée, sur le plan cadastral du Tablier de 1843 qui mentionne en outre l’existence, en aval, du « Pont de Boutet » reliant Le Tablier à Chaillé.
                         M. Y. du Guerny se borne seulement à citer cet ancien moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon (p.60).
         
                        Deux moulins  auraient existé à cet endroit.

             1772-1790 : Louis BOISSELEAU (ca 1730-1787 Chaillé ; époux de René GIRAUDEAU, Marguerite MARTINEAU, Marie CREPEAU et Jeanne LAIDET), farinier :
            D'une famille de fariniers domiciliée au moulin à eau de Boutet, sur l'Yon. Meunier à Chaillé (1757). Quittance par Louis BOISSELEAU, farinier, demeurant à Boutet de Chaillé, à François RAYNEAU, marchand à La Rivière de Chaillé, pour extinction de rente (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 16.8.1772. Amortissement de rente). Quittance par Victor Léon ALLAIRE de Langevinière, bourgeois, demeurant à La Lardière de Chaillé, à Louis BOISSELEAU, farinier à Boutet de Chaillé, pour amortissement de moitié d'une rente (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 15.10.1772).  Titre nouveau par Jeanne POTIER, veuve de Pierre VIRCOTE, Pierre VIRCOTE et Jean VIRCOTE, ses enfants, foulons, demeurants au Grand Bois Clos de Chaillé, à Louis BOISSELEAU, farinier, demeurant au moulin de Boutet de Chaillé, d'une rente (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 4.1.1778).  Vente par Jean GUIBERGNE, marchand chaudronnier à La Laudière de Chaillé, à Louis BOISSELEAU, farinier, demeurant au moulin à eau de Boutet à Chaillé, de biens à La Pelouzière de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 16.12.1779). Bail à ferme par Louis BOISSELEAU, farinier à Boutet de Chaillé, à Jean (CASSEAU ?), bordier à La Baffardière de Champ St Père, d'une petite borderie à La Baffardière (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 30.4.1780). Farinier à Chaillé (1785). Amortissement du dixième d'une rente par Louis BOISSELEAU, farinier, demeurant à Boutet (de Chaillé), au profit de Denis AMIAUD, tailleur d'habits à Luçon (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 28.3.1785). Farinier à Chaillé (cité 1789). Ferme par Louis BOISSELEAU, père, à Louis BOISSELEAU, fils, demeurant ensemble au moulin de Boutet de Chaillé, de la moitié des deux moulins à eau et à vent  de Boutet (Minute de Me Martineau, notaire au Tablier, 25.2.1787. Voir photo). Bail à ferme par Louis BOISSELEAU, farinier à Boutet de Chaillé, à Gabiel BERTRAND, sabotier à La Saivrie de Champ St Père, d'une borderie à La Baffardière de Champ St Père (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 30.10.1786). Cité en 1805 comme ayant été farinier.

                                  
                        1782 : N. SELIN (+ 24 juin 1782 au Tablier : Inhumation au Tablier, sur réquisition du Sénéchal du Tablier, d'un homme reconnu comme étant SELIN, farinier  à Chaillé. Pr : Pierre PILET, du village de La Grassonnière, du Tablier, et Pierre GUILLET, journalier au bourg du Tablier. N.B : A.Boutin et M-T Pelletreau, dans leur ouvrage sur la filature-teinturerie de Piquet (p. 69) le mentionne comme farinier à Boutet, ce qui  n’est pas certain.

                         1789 : Charles GALERNEAU (° Chaillé 1762), farinier, époux de Jeanne BOISSELEAU, fille de Louis BOISSELEAU, sus-nommé :
            Constitution de rente en forme de transaction par Jeanne MARTINEAU, veuve de Louis GALERNEAU, tant pour elle que pour Marie GALERNEAU et Jeanne GALERNEAU, ses filles mineures, demeurant au Guy de Chaillé, Pierre GALERNEAU, domestique à Courtesolles de Chaillé, et Charles GALERNEAU, domestique à Puy Doré de St Florent des Bois, au profit de Pierre PILLET, fermier à La Maisonneuve de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 26.1.1787). Farinier à Chaillé (1789).Quittance par Pierre PILLET, fermier à La Maisonneuve de Chaillé, à Charles GALLERNEAU, farinier à Boutet de Chaillé, d'une somme pour extinction de cinquième d'une rente et pareille portion d'une année d'arrérage (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 4.2.1789). Bail à ferme par Marguerite POTIER, veuve de Pierre GILLAIZEAU, farinier à Ripaud du Tablier, à Charles GALLERNEAU, aussi farinier à Boutet de Chaillé, du tiers de trois moulins nommés Les Moulins de La Gerbaudière, pour cinq ans, moyennant la somme de 100 livres par année (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 7.3.1789). Vente par Marguerite POTTIER, veuve de Pierre GILLAIZEAU, demeurant à Ripaud du Tablier, à Charles GALLERNEAU, domestique farinier, et Jeanne BOISSELEAU, son épouse, demeurant à Boutet de Chaillé, de la moitié des moulins de La Gerbaudière , comprenant : le moulin à eau de Ripaud  sur l'Yon et  deux moulins à vent avec cernes, dénommés Moulin de Ripaud et Moulin Neuf situés près le bourg du Tablier, à la charge de servir à Mr LEMOYNE de BEAUMARCHAIS, moitié de la rente féodale de 125 livres due en vertu d'un acte de Me Payneau, notaire au Tablier, du 30.8.1778. Elle avait continué l'activité après le décès de son mari mais, pour assurer le futur de ses enfants mineurs, Pierre GILLAIZEAU et Rose GILLAIZEAU, elle cède à un consort la moitié des moulins, avec notamment, pour les réparations à apporter au Moulin Neuf (une meule, une verge et un cercle de moulin), les pierres de moulange qu'elle détient (Répertoire et minute de Me Martineau, notaire au Tablier : 4.5.1789. Voir photo). Bail à ferme par Marguerite POTIER, veuve de Pierre GILLAIZEAU, farinier, demeurant à Ripaud du Tablier, à Jean GILLAIZEAU, son beau-frère, aussi farinier, demeurant à Chaillé, de trois moulins et dépendances (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 11.4.1790).  Quittance par Joseph GROLON, journalier à La Blanchardière de St Sorlin (Sornin) et Louise AMIAUD, son épouse, à Louis BOISSELEAU, farinier à Boutet de Chaillé, Pierre AMIAUD, Charles GALLERNEAU (sans doute celui-ci) et autres, pour amortissement de rente (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 29.5.1790). Bail à rente de portion des moulins de Boutet à Chaillé, par Pierre AMIAUD, laboureur, à Charles GALLERNEAU, farinier au Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 25.11.1794). Farinier, demeurant au Tablier (1797).
                       
                         
1 814 : Jean GRASLEPOIS, époux de Marie-Jeanne BOISSELEAU (6.2.1846) sur la parcelle D 207 : D’une famille de fariniers à Thorigny, Farinier à Ripaud du Tablier, il figure sur la liste des donateurs pour les réparations du presbytère du Tablier (9.1.1803). Farinier à Thorigny (1809). Farinier à Boutet de Chaillé, il est présent au décès de Charle BUREAU, fils de Joseph BUREAU et de Marie Anne FERON (né le 7.1.1814),  le 9.10.1814 à La Grignonnière du Tablier. Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816) comme farinier. Farinier au Tablier (au Puy ?) (1817). Farinier à Ripaud du Tablier (1822). Farinier à Ripaud du Tablier, âgé de 44 ans (° vers 1783), il assiste au décès de Louise PASQUIER, épouse de Charle MANDIN, décédée au Tablier, le 28.2.1827. 
                        1839 : François GALLERNEAU et son épouse, Marie-Louise (ou Rose-  Louise) PILET (mariés à Chaillé le 9.10.1839).
                        1852 : les époux MARCHAND
                        1861 : Jean GALERNEAU (° vers 1826) et son épouse, Aimée PILLET (cités     17.4.1861 à Chaillé).
                       

Moulin de RIPAUD
(Le Tablier)

Ce moulin  est dit aussi « Moulin de Ripeau ».
                        Il est localisé sur en 1811 sur la parcelle C 344  et en 1843 : D 207.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.
Une note semblant dater de 1685 concerne des travaux sur le moulin à vent de Ripaud sur la dernière page du document n° 3 de la cote 48 J 6 (information criminelle) des Archives de la Vendée (voir CD, vue 31).
                        Charles BOILEAU, époux de Marguerite LABANDE (7.8.1767) sur la parcelle C 207 (?) :
                        Il était fils et petit-fils de notaires du Tablier, tous deux appelés Jean BOILEAU.
Farinier, demeurant à Ripaud du Tablier, Charles BOILEAU donne à bail à ferme,  avec son épouse, à Pierre ALLAIRE, aussi farinier, demeurant à La Fourogerie (sans doute La Frogerie) d'Aubigny, la moitié des moulins de Tauveron à Nesmy (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 7.8.1767. Bail à ferme). N.B : Il doit s'agir de Touvron à St Florent des Bois, près de la Merlerie de Chaillé où il y avait au moins un moulin à eau (Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon, par Y. du Guerny : p. 165 - La Frogerie - et p. 422 - Touvron-). Licitation par Charles BOILLEAU, farinier, et Marie LABAUDE, sa femme, demeurant à Ripaud du Tablier, à Louis DINOT, aussi farinier et Louise LABAUDE, son épouse, demeurant à La Merlerie de Chaillé, du moulin à eau de Tanneron et du moulin à vent des Crèches et dépendances à St Florent des Bois (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.5.1772). Bail à ferme par Charles BOILLEAU, farinier, demeurant au moulin de Ripaud du Tablier, à Pierre COUECHAUD, farinier, et Marie ARDOUIN, veuve BARRAUD, sa belle-mère, demeurant au moulin à eau de La Girardière, d'un moulin à vent nommé Le Moulin Neuf au Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au tablier : 10.9.1773).
 Il sait signer (1773, 1775 : Charle(s) BOILLEAU). Transaction entre Louis BILLE, potier au Beignon de Champ Saint Père, et Charles BOILEAU, farinier, demeurant au Moulin Neuf dépendant de La Gerbaudière (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 9.4.1775). Vente par Charles BOILEAU, marchand à La Haute Roussière du Tablier, et Maguerite LABAUDE, son épouse, à Pierre JOUANIN, charpentier à La Petite Laudière de Chaillé, de champs à Chaillé et d'une rente (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 6.3.1780). Attestation par Michel COUSINET et Charles BOISLEAU (sans doute celui-ci), du Tablier, de faits à leur connaissance (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 18 thermidor an IV - 5.8.1796).
Meuniers : Pierre GRASLEPOIS (18.5.1835) : N.B : non trouvé à cette date.
 Jean GRASLEPOIS, époux de Marie-Jeanne BOISSELEAU (6.2.1846) sur la parcelle D 207 : D’une famille de fariniers à Thorigny, Farinier à Ripaud du Tablier, il figure sur la liste des donateurs pour les réparations du presbytère du Tablier (9.1.1803). Farinier à Thorigny (1809). Farinier à Boutet de Chaillé, il est présent au décès de Charle BUREAU, fils de Joseph BUREAU et de Marie Anne FERON (né le 7.1.1814),  le 9.10.1814 à La Grignonnière du Tablier. Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816) comme farinier. Farinier au Tablier (au Puy ?) (1817). Farinier à Ripaud du Tablier (1822). Farinier à Ripaud du Tablier, âgé de 44 ans (° vers 1783), il assiste au décès de Louise PASQUIER, épouse de Charle MANDIN, décédée au Tablier, le 28.2.1827. Meunier à Ripaux (1838).
Marie Louise GRALEPOIX (° 1810 Chaillé), fille des sus-nommés, épouse de Louis BUTON, est meunière à Ripaux, avec son père, en 1838.

                Partage d'une terre entre Pierre PILLET, foulon au Puy du Tablier, propriétaire du Moulin Neuf sur l'Yon, et Pierre GILLAIZEAU, farinier au bourg du Tablier, avec lequel depuis quatre années (1781), il tient à rente des seigneurs de La Gerbaudière, les moulins à eau de Ripaud et Moulin Neuf (Minute de Me Martineau, notaire au Tablier, 5.4.1785. Voir photo).                                 


Moulin NEUF
(Le Tablier)

            L’emplacement de ce moulin ne doit pas être confondu avec celui du « Moulin Neuf » situé près du Moulin de Colle. Toutefois il y a peut-être confusion en ce qui concerne les meuniers.
                        Dénommé « Moulins Neufs »  au cadastre de 1811 (C 599 et 601) et « Le moulin neuf » au cadastre de 1843 ( C 214 et 217).
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.
                       
                        L’un aurait été un moulin à foulon sur la parcelle C 213 (1844), l’autre sur la  parcelle C 214 : à Joseph PILLET, foulon à La Grassonnière (1844), et, en 1877, à   Jean GRASLEPOIS. Il est démoli.
            Partage d'une terre entre Pierre PILLET, foulon au Puy du Tablier, propriétaire du Moulin Neuf sur l'Yon, et Pierre GILLAIZEAU, farinier au bourg du Tablier, avec lequel depuis quatre années (1781), il tient à rente des seigneurs de La Gerbaudière, les moulins à eau de Ripaud et Moulin Neuf (Minute de Me Martineau, notaire au Tablier, 5.4.1785. Voir photo).


Moulin de TALARDEAU
(Chaillé-sous-les-Ormeaux)
                       
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton    de La Roche sur Yon.
                        Aucune famille ne semble porter ce nom en Vendée. Par contre on trouve des FALARDEAU en Charente-Maritime.


Moulin de TEBLIERE
(Le Tablier)
                                                
         Sans indication de nom sur le plan cadastral de 1811, il est positionné sur les parcelles C 1312 et 1313.  Il est cadastré avec sa chaussée en 1843,  C 262, et dénommé «  Ancien moulin de Teblière ».
                        Il était construit sur la parcelle C 262, en 1844 au nom de Jacques AMIAUD, de La Grassonnière.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.
          
            Le sondage DRAC de La Garne (Planche XLIII et XLIV et page 20), appelle ce moulin « Moulin de Tettière » - sans doute par suite d’une mauvaise lecture sur un document -  et le signale comme étant déjà en ruine en 1842.
         N.B : Il se pourrait bien que ce moulin ait été la propriété de la famille TUBLIER  dont le nom est orthographié également THUBLIER, TEBLIER, TEUBLIER, voire TABLIER. Cette famille de foulons habitait à La Grassonnière du Tablier :
            Pierre (Jean) TUBLIER (° ca 1693-1764 Le Tablier), époux de Marie LAIDET (° vers 1692-1747 Le Tablier), est connu comme foulon en 1747 et 1760. Il eut comme enfants :
            -     François TEBLIER, baptisé à Rosnay, le 23.9.1734 (Arch Vendée, vue 92). Ses parents
                   habitent au villages des Vallées, paroisse de Chaillé.
-          Pierre TUBLIER (° circa 1714), cité comme foulon en 1752 et âgé de 43 ans en 1757,
-          René TUBLIER,
-          Jean TUBLIER, connu comme foulon en 1748, 1752 et 1760, époux de Marie YOU,
-          Anne Marie TUBLIER (° vers 1722-1782 Chaillé), épouse de Pierre RAYNEAU, foulon à Chaillé puis au Tablier (1747).


Moulin de BORGET
(Chaillé sous les Ormeaux)
                                  
            En réalité il y avait deux moulins portant ce nom ou celui de « Moulin de Bourget », l’un à vent, près de la Maison Neuve, le second à eau, sur l’Yon, près de la maison noble de l’Aubonnière  ce qui explique que le moulin à eau soit appelé parfois « Moulin de l’Aubonnière ».
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.

                        Ces moulins ont été, au moins de 1766 à 1830, la propriété de la famille   RAYNON qui possédait également (partage de 1787) un autre moulin à vent «  en assez mauvais état » non localisé, le moulin à vent du Vignaud à Chaillé (près le chemin qui va du Pré Haut au Vignaud), ainsi que le moulin à eau de Chavanne à  Rosnay.
                        Le moulin à eau de Borget était positionné sur les parcelles D 1330 et 1331, au nom de Pierre  TROQUIER, en 1866. Pierre RAINON est le parrain de Jeanne COUSTURIER, le 12.10.1739, au Tablier. Farinier.
            Pierre RAYNON (Rosnay 1707-1771 Chaillé), époux de Jeanne VIRCOTE : farinier au moulin de l'Aubonnière de Chaillé (lui ou son fils Pierre ?), il consent avec Marianne GALLERNEAU, veuve de François BECHIAUD, demeurant au Bois de Rosnay, un bail à ferme d'une petite borderie à la Cambaudière de Rosnay, à Jacques SELIN journalier, et Marie BERTRET, sa femme, demeurant à La Cambaudière de Rosnay (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 6.8.1766. Bail à ferme). Le 8.8.1767, par acte de Me Bureau, notaire au Tablier, il donna à titre de rente foncière à François BUREAU, sacristain, demeurant au bourg de Rosnay, cinq journaux de vigne à Rosnay. Celui-ci les rendit à Gabriel GRIMAUD et à Madeleine RAYNON, son épouse (fille de Pierre) suivant acte d'exponsion de rente reçu par Me Viaud, notaire à Mareuil, le 27.2.1787.  Vente par François CHEVALLE (Chevallé), farinier, demeurant au moulin des Paul de Rosnay, à Pierre RAYNON, son beau-père, farinier au moulin de l'Auboinière de Chaillé, du T... (?) du moulin à eau de Chavanne à Rosnay, moyennant la rente de 5 livres (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 4.3.1771. Rente).
            Partage entre Jeanne VIRCOSTE, veuve de Pierre RAYNON, du Petit Bois Clos de Chaillé, Pierre PILLET, farinier, époux de Rose RAYNON, à la Maison Neuve du Petit Bois Clos de Chaillé, Louis RAYNON (s), farinier à Borget de Chaillé, Jeanne RAYNON, épouse de Charles VINCENT, demeurant au Fief du Tablier, Gabriel GRIMAUD, marchand aux Moutiers de St Vincent sur Graon, époux de Magdeleine RAYNON dont le tuteur avait été Etienne TEXIER, fermierde la Jousselinière (de Chaillé), Pierre GENDRONNEAU (s), bordier au Petit Rochereau de Chaillé, tuteur de Jeanne CHEVALLIER, André PAJOT, époux de Marie CHEVALLIER, demeurant au Puy Doré de St Florent des Bois (Jeanne et Marie CHEVALLIER, filles de François CHEVALLIER et de Marie RAYNON (+), épouse en secondes noces de Pierre BOUARD, journalier, dont un fils, N. BOUARD) et François RAYNON, domestique au bourg de St Cyr ; tous enfants et gendres de Pierre RAYNON, sus-nommé, qui avait six enfants en bas âge lors de son décès. Cet acte porte sur de très nombreux biens, dont : le moulin à eau de Borget à Chaillé, le moulin à vent de Borget, en assez mauvais état, avec son cerne, situé près du chemin du Petit Bois Clos à Chaillé, le moulin à eau de Chavanne à Rosnay, à deux roues avec les deux chaussées, le moulin à vent dit du Vignaud à Chaillé, avec son cerne, sis sur le chemin qui va du Pré Haut (Préau) au Vignaud, indivis avec ARRIVE. Cet acte fait référence à une donation des moulins par Jeanne RAYNON, vve VIRCOSTE à ses enfants, Louis RAYNON et François RAYNON, reçue par Me MASSE, notaire à La Mothe Achard le 1.6.1782, ainsi qu'à un acte de Me Martineau, notaire au Tablier, du 27.10.1784 (Minute de Me Viaud, notaire à Mareuil, 27.9.1787. Voir photo).

            Louis RAYNON (Rosnay 1754-1806 Chaillé), époux de Jeanne JAULIN : Partage entre Louis RAYNON, farinier, demeurant à Bourget de Chaillé, et François RAYNON, domestique à Curzon, des moulins de Chavannes et de Bourget, et de dix-sept rangs de vignes, le tout situé sur Rosnay et Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 22.10.1784). Cheptel par Jean SORET, bordier à La Fillonnière de Champ St Père, au profit de Louis RAYNON, farinier à Bourget de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 20.4.1786). Partage entre Jeanne VIRCOSTE, veuve de Pierre RAYNON, du Petit Bois Clos de Chaillé, Pierre PILLET, farinier, époux de Rose RAYNON, à la Maison Neuve du Petit Bois Clos de Chaillé, Louis RAYNON (s), farinier à Borget de Chaillé, Jeanne RAYNON, épouse de Charles VINCENT, demeurant au Fief du Tablier, Gabriel GRIMAUD, marchand aux Moutiers de St Vincent sur Graon, époux de Magdeleine RAYNON dont le tuteur avait été Etienne TEXIER, fermierde la Jousselinière (de Chaillé), Pierre GENDRONNEAU (s), bordier au Petit Rochereau de Chaillé, tuteur de Jeanne CHEVALLIER, André PAJOT, époux de Marie CHEVALLIER, demeurant au Puy Doré de St Florent des Bois (Jeanne et Marie CHEVALLIER, filles de François CHEVALLIER et de Marie RAYNON (+), épouse en secondes noces de Pierre BOUARD, journalier, dont un fils, N. BOUARD) et François RAYNON, domestique au bourg de St Cyr ; tous enfants et gendres de Pierre RAYNON, sus-nommé, qui avait six enfants en bas âge lors de son décès. Cet acte porte sur de très nombreux biens, dont : le moulin à eau de Borget à Chaillé, le moulin à vent de Borget en assez mauvais état, avec son cerne, situé près du chemin du Petit Bois Clos à Chaillé, le moulin à eau de Chavanne à Rosnay, à deux roues avec les deux chaussées, le moulin à vent dit du Vignaud à Chaillé, avec son cerne, sis sur le chemin qui va du Pré Haut (Préau) au Vignaud, indivis avec ARRIVE. Cet acte fait référence à une donation des moulins par Jeanne RAYNON, vve VIRCOSTE à ses enfants, Louis RAYNON et François RAYNON, reçue par Me MASSE, notaire à La Mothe Achard le 1.6.1782, ainsi qu'à un acte de Me Martineau, notaire au Tablier, du 27.10.1784 (Minute de Me Viaud, notaire à Mareuil, 27.9.1787. Voir photo). Cité comme farinier au Bourget de Chaillé sous les Ormeaux, dans le registre paroissial de Chaillé, le 22.8.1788. Vente par André PAJOT, journalier, époux de Marie CHEVALLIER, demeurant au Puy Doré de St Florent des Bois (cette dernière héritière pour moitié de François CHEVALLIER et de Marie RAYNON, son épouse), à Pierre PILLET, fermier à Bois Clos de Chaillé, de la moitié du 6e lot du partage reçu par Me Viaud, notaire à Mareuil, le 27.9.1787, et passé entre eux et  Louis RAYNON,  François RAYNON et  Pierre GENDRONNEAU, tuteur de Jeanne CHEVALLIER, soit la 5e partie du moulin à eau de Borget, du moulin à vent de Borget et du tiers du moulin de Chavanne, provenant des successions de François CHEVALLIER et Marie RAYNON, son épouse, ainsi que de Pierre RAYNON et JeanneVIRCOTE, son épouse (Minute de Me Viaud, notaire à Mareuil, 30.6.1789. Voir photo).Vente par Pierre PILLET, fermier à La Maisonneuve de Chaillé, à Louis RAYNON, farinier, demeurant à Bourget de Chaillé, de portions des moulins de Bourget, moyennant 50 livres et charge de portion de rente (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 4.5.1790).
            Le 2e jour, 2e décade du 2e mois de l'an II (2.11.1793), Louis THEAUD, de Rochereau de Chaillé (frère de Joseph THEAUD, de La Touchette de Chaillé), subit un interrogatoire comme " brigand, premier attroupé de la commune (qui) a fait tout le mal qu'il a pu à la Révolution, Il est compromis dans toutes les oeuvres des brigands "; dans ce document, Louis RAYNON, de Borget, est cité comme brigand et y figurent quelques détails sur sa participation à la Guerre de Vendée (Voir document détaillé aux Archives  Dep. Charente-Maritime). Le 29 brumaire an II (19.11.1793), Louis THEAUD, marchand à Rochereau de Chaillé, est à nouveau interrogé longuement au poste de St Cyr : il y déclare notamment que " des courriers ennemis virounaient autour de chez RAYNON, très brigands " (Arch Dep. Charente-Maritime). Comme tant d'autres, Louis RAYNON  eut alors sa demeure incendiée.
            Acquêt de 400 livres par André JEANNET, de Nesmy, sur Louis RAYNON, farinier de Chaillé, de moulin et dépendances à St Benoist (sur Mer) (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 27 fructidor an IV - 13.9.1796). Sous le nom de " RENAUD, Me meunier ", il est l'un des cinq courriers de l'armée de SAINT-PAL , le chef vendéen qui avait son quartier général au Tablier (Arch Vendée L 1587).  Il est cité également dans les pièces suivantes conservées aux Archives de la Vendée, dans la série L : a/ L 2642 (21 floréal an VI - 10.5.1798-) dans une affaire menée par Philippe PAYNEAU, Commissaire du pouvoir éxécutif près l'administration du Tablier, contre Louis RAYNON, farinier au Bourget, de Chaillé. b/ L 2660 (15 brumaire an VIII - 6.11.1799-) dans une affaire avec Jeanne RAINON, sa soeur, concernant l'héritage de François RAINON. c/  L 2651 (15 frimaire an VIII - 6.12.1799-), dans une affaire de donation, entre Jeanne RAYNON, femme de feu Charles VINCENT, et Louis RAYNON, du Bourget, de Chaillé. Un plan dressé le 9 Thermidor an XI (28.7.1803), signé par lui et par Louis Ferdinand TINGUY, propriétaire à Nesmy, précise les emplacements de la " maison de Lauboinière ", du moulin de Borget ainsi que de la " maison du meunier " (collection particulière B).

            Joseph RAYNON (Chaillé 1788-1830 Rochefort), époux de Louise GIRAUDEAU : Meunier au village de Borget.
Règlement de communauté entre Jeanne JAULAIN, veuve de Louis RAYNON, demeurant à Bourget de Chaillé, et son gendre, Jean GIRAUDEAU, époux de Magdeleine RAYNON. Sont cités dans cet acte,  ses autres enfants : Louis, Joseph, Pierre et Marie Jeanne RAINON (Acte de Me Martineau, notaire au Tablier, du 10.3.1810). Comme son frère, Pierre, il est farinier (ou meunier) au moulin de Borget où ils demeurent lorsque leur soeur, Magdeleine RAYNON, épouse de Jean GIRAUDEAU, bordier au Fraigneau de Chaillé, leur cède ses droits dans  " la grange autrefois dépendant des moulins de Borget ", ainsi que ses parts dans " les moulins à l'eau et à vent, chambre, écurie, jardins, cernes et coteaux de Borget, près de ladite grange " (Me Rousset, notaire au Champ Saint Père, 8.11.1818 - collection particulière B). Farinier en 1819.
 Joseph RAYNON fut mis en accusation par arrêt de la Cour royale de Poitiers le 13 novembre 1828, puis condamné par la Cour d'assises de la Vendée siégeant à Bourbon-Vendée le 21 janvier 1829, à cinq ans de travaux forcés. En effet, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1828, au Tablier, après être passé pardessus un mur de clôture de l'habitation de Jean GRALEPOIS, il s'y était introduit afin d'y soustraire frauduleusement du blé. Repéré au cours de sa tentative, il fut alors arrêté. Ferré au cou et aux chevilles, la chaîne l'emmènera au bagne de Rochefort où il fut enregistré sous le  matricule 11.399 (reg 1.0.40), numéro frappé sur la demi-plaque ronde en fer portée sur son bonnet rouge. Il n'atteindra pas la durée de vie moyenne du forçat - trois ans -  puis qu'il mourra le 28 mars 1830, officiellement à l'Hôpital de la Marine de Rochefort. 
            Un partage de ses biens a eu lieu entre sa veuve et ses enfants suivant acte reçu par Me Cahors, notaire au Champ Saint Père, le 13.5.1855 (collection particulière B).

            Pierre RAYNON (+ 1852 Chaillé), époux de Marie CHARIEAU : Règlement de communauté entre Jeanne JAULAIN, veuve de Louis RAYNON, demeurant à Bourget de Chaillé, et son gendre, Jean GIRAUDEAU, époux de Magdeleine RAYNON. Sont cités dans cet acte,  ses autres enfants : Louis, Joseph, Pierre et Marie Jeanne RAINON (Acte de Me Martineau, notaire au Tablier, du 10.3.1810). Meunier à Borget, de Chaillé en 1813.  Farinier au même lieu (1816). Comme son frère, Joseph, il est farinier (ou meunier) au moulin de Borget où ils demeurent lorsque leur sœur, Magdeleine RAYNON, épouse de Jean GIRAUDEAU, bordier au Fraigneau de Chaillé, leur cède ses droits dans  " la grange autrefois dépendant des moulins de Borget ", ainsi que ses parts dans " les moulins à l'eau et à vent, chambre, écurie, jardins, cernes et coteaux de Borget, près de ladite grange " (Me Rousset, notaire au Champ Saint Père, 8.11.1818 - collection particulière B). Farinier en 1819. Meunier à Chaillé en 1821. Propriétaire à Chaillé en 1848. Bordier au Grand Bois Clos, de Chaillé (1848). Bordier au Petit Bois Clos de Chaillé (1857).
            Aimé Jean Baptiste Désiré RAYNON (° 1828 Chaillé), époux de Marie Louise Suzanne MORET : Cultivateur à Chaillé sous les Ormeaux (1871). Journalier à Bourget de Chaillé (1851, 1855, 1872, 1874, 1877, 1881). Cultivateur à Bourget (1887). Propriétaire à Borget de Chaillé (2.3.1903 : procès-verbal de bornage conclu entre lui, son fils, Louis, propriétaire aux Aires de St Vincent sur Graon, et François CITTEAU, meunier à La Barre du Tablier, Auguste ORIZET, meunier à Rochereau de Chaillé. Cet acte contient un plan du moulin à eau de Borget, cadastré section D n° 1347 - collection particulière B -). Sa mère lui vend (acte de Me Cahors, notaire au Champ Saint Père, du 29.9.1861), un coteau et une planche de jardin au bord de la rivière, l'Yon (collection particulière B).


Moulins des Vallées
                                  
                        La carte de Cassini regroupe sous cette appellation sept moulins à eau sur  l’Yon, situés entre le « Moulin L’Aubouinière » et le « Moulin Chavanne » ce qui   correspond aux moulins ci-après dont certains sont également dénommés « Moulins des Planches ».
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ces moulins dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.

                       Jean Baptiste TROQUIER, époux de Marie Jeanne PILET : Meunier/farinier à la Girardière et aux Planches, commune du Tablier (13.10.1783). Farinier, demeurant aux Vallées, du Tablier (1787). Acquêt par Jean TROCQUIER, farinier, sur Pierre COUSTURIER, bordier au Tablier, de morceau de terre au Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 18 ventôse an IV - 8.3.1796). Acquêt de domaines à Chaillé, par Jean TROQUIER, farinier, sur René BLAYNEAU, de Château-Guibert (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 1er thermidor an IV - 19.7.1796). Acquêt par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Jacque ARNAUD et Jean ARNAUD, GRIMAUD et autres, du Maigny St Vincent sur Jard et Corbaon, de domaines à Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 4 floréal an V -  23.4.1797). Acquêt de domaines à Rochereau de Chaillé par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Mathurin GREFFARD, potier, et Marie BOURON, son épouse, à Champ St Père (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 25 frimaire an VII - 15.12.1798). Farinier aux Planches (1799). Titre nouvel de rente foncière de cinquante francs et quatre poulets pour cause d'immeubles à Rochereau de Chaillé par Joseph PILLET, Jean TROQUIER, foulon et farinier, Brigitte PILLET et Cécille MARIONNEAU, du Tablier et Chaillé, à Marie TESSIER, veuve GRIMAUD, de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 11 floréal an VII - 30.4.1799). Demeurant aux Planches du Tablier,il figure sur la liste des donateurs pour les réparations du presbytère du Tablier (9.1.1803).
 Cité en 1810 et 1811 comme ayant été farinier (sans doute aux Planches du Tablier).


MOULINS à eau des PLANCHES
(Le Tablier)

            Cette appellation que l’on trouve sur le tableau d’assemblage de 1811 ainsi que sur le plan cadastral de la section C2 dite de La Grassonnière, recouvre une série de bâtiments en bordure de l’Yon, cadastrés C 1290 et 1291 avec chaussée, C 1285, C 1284, C 1270 et 1271, (C 1260 ?). Il s’agit en réalité de tous les moulins situés entre le moulin de Borget et le moulin de Robert, et notamment de ceux de Colle, de Mériau et de La Girardière ci-après. La situation de ces moulins en 1811 figure aux Archives de la Vendée, sur le plan cadastral coté 3P\285\ 6 (1811).
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ces moulins dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon mais indique dans sa notice sur la seigneurie de La Girardière (page 188) que le 28.2.1809, devant Me Guitton, notaire, Marc-Antoine de LINIERS cède ce domaine et ses dépendances  ainsi qu’une rente de 35 fr. due sur le moulin des Planches, au Tablier.


                         Jacques GUYEAU (GUIAU, GUIEAU, GUILLEAU, GUILLOT, GUYA, DIA, DYA), qui épouse Renée REZEAU (REZEL) le 6.1.1731 à St Florent des Bois, est dit " du villages des Planches " au baptême de son fils Jacques DYA, le 3.2.1734 à Rosnay (vue 88). Le père et le fils sont aussi connus comme meuniers/fariniers sur Le Tablier et Chaillé.


                        Etienne CAILLAS (CAILLAUD), époux (avant 1737) de Gabrielle TETAUD, est dit " du moulin des Planches, paroisse du Tablier " dans l'acte de baptême de sa fille, Marie Magdelaine CAILLAS, le 24.3.1740, à Rosnay (vue 26).

                        François VIAUD et Jeanne BARDIN, son épouse, habitent au moulin des Planches du Tablier, à l'époque du baptême de leur fils, François VIAUD, le 3.2.1744 à Rosnay (vue 57).

            Selon A. Boutin et M-T Pelletreau (« La Filature-teinturerie de Piquet », p.50), le moulin des Planches serait le même que le moulin de la Girardière : Bail à ferme par Charles BOILLEAU, farinier, demeurant au moulin de Ripaud du Tablier, à Pierre COUECHAUD, farinier, et Marie ARDOUIN, veuve BARRAUD, sa belle-mère, demeurant au moulin à eau de La Girardière, d'un moulin à vent nommé Le Moulin Neuf au Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au tablier : 10.9.1773).

            Joseph CITEAU (Chaillé sous les Ormeaux 1770-1814,  époux de Magdeleine MARIONNEAU :   Marché pour ouvrage de charpente fait entre Pierre PELTREAU et Joseph CITTEAU (lui ou son père ?) (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 16.7.1795). Farinier aux Planches du Tablier (1803). Meunier à La Rousière de Chaillé (1814). Décédé meunier à La Roussière de Chaillé).
            Farinier aux Planches : (cités an IX et 11 fructidor an XII), Joseph MARIONNEAU (Le Tablier 1768-1824), époux de Marie CITEAU, sœur de Joseph CITEAU sus-nommé. Joseph MARIONNEAU : Farinier au Planche du Tablier (1799).  Cession de partie de moulins et dépendances à Chaillé et Rosnay à charge de quatre septième partie de rente, de neuf boisseaux (entier ?) de blé et de vingt francs, avec quittance de meubles, par Pierre BILLAUD, Nicolas MORET, Joseph CITTEAU, Cécille MARIONNEAU et Jeanne MARIONNEAU, cultivateur, à Joseph MARIONNEAU (celui-ci), farinier, tous de Chaillé et du Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 9 prairial an VII - 28.5.1799). Farinier au Tablier (1804). Farinier aux Planches du Tablier (1803 et 1805). Farinier à Chaillé (1803). Farinier aux Planches du Tablier (1811). Meunier aux Planches du Tablier (1814). Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816) comme farinier. Farinier aux Planches du Tablier où il décède en 1824.
            Au moins trois de ses enfants sont connus comme ayant été fariniers aux Planches :
            - Etienne MARIONNEAU : Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816). En 1837, 41 ans (° vers 1796), farinier aux Planches de Chaillé sous les Ormeaux, comme son frère, Joseph MARIONNEAU. Ils y étaient déjà en 1821 et 1832.
            - Joseph MARIONNEAU (° 1808 Le Tablier), époux de Marie Françoise Aimée BRECHOTTEAU : Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816). En 1832, farinier au moulin des Planches du Tablier où vit également sa mère. En 1837, 29 ans (° vers 1808), farinier aux Planches du Tablier comme son frère Etienne MARIONNEAU, 41 ans (° vers 1796). Il signera l'acte de mariage, le 20.11.1837, de son beau-frère, Joseph BRECHOTTEAU. Cet acte le dit aussi cousin au 5e degré de l'épouse de Joseph BRECHOTTEAU, Eugénie BRECHOTTEAU.
            - Pierre-Justin MARIONNEAU (8.6.1837, 6.3.1839) (° Le Tablier 1811, époux de Rose GALLERNEAU) : Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816).

            Jean Baptiste TROQUIER, époux de Marie Jeanne PILET : Meunier/farinier à la Girardière et aux Planches, commune du Tablier (13.10.1783). Farinier, demeurant aux Vallées, du Tablier (1787). Acquêt par Jean TROCQUIER, farinier, sur Pierre COUSTURIER, bordier au Tablier, de morceau de terre au Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 18 ventôse an IV - 8.3.1796). Acquêt de domaines à Chaillé, par Jean TROQUIER, farinier, sur René BLAYNEAU, de Château-Guibert (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 1er thermidor an IV - 19.7.1796). Acquêt par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Jacque ARNAUD et Jean ARNAUD, GRIMAUD et autres, du Maigny St Vincent sur Jard et Corbaon, de domaines à Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 4 floréal an V -  23.4.1797). Acquêt de domaines à Rochereau de Chaillé par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Mathurin GREFFARD, potier, et Marie BOURON, son épouse, à Champ St Père (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 25 frimaire an VII - 15.12.1798). Farinier aux Planches (1799). Titre nouvel de rente foncière de cinquante francs et quatre poulets pour cause d'immeubles à Rochereau de Chaillé par Joseph PILLET, Jean TROQUIER, foulon et farinier, Brigitte PILLET et Cécille MARIONNEAU, du Tablier et Chaillé, à Marie TESSIER, veuve GRIMAUD, de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 11 floréal an VII - 30.4.1799). Demeurant aux Planches du Tablier,il figure sur la liste des donateurs pour les réparations du presbytère du Tablier (9.1.1803).
 Cité en 1810 et 1811 comme ayant été farinier (sans doute aux Planches du Tablier).

             Jean TROQUIER (° 1770-1780, + 1861), époux de Marie DELAUNAY, et fils des sus-nommés, est farinier aux Planches du Tablier : Inscrit sur le " Tableau général des habitants de la commune du Tablier " (1816) comme farinier. Farinier aux Planches (1812, 1823, 1824, 1838, 1843, 1858). Il est cité en page 36 de l'ouvrage " La filature-teinturerie de Piquet " par A. Boutin et M-T Pelletreau comme ayant été propriétaire d'une partie du terrain de Piquet vendu en 1865 par ses enfants, Jean et Joseph TROQUIER. Décédé meunier au village des Planches (1861).
           

Moulin de COLLE
(Le Tablier)

Moulin ou moulins à eau sur l’Yon, car on trouve également l’appellation « Les moulins de Colle ».
            Il est situé entre les moulins de Borget, sur Chaillé sous les Ormeaux, et le moulin de Mérieau, sur Le Tablier.
            M. Y. du Guerny mentionne ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon (p.115)  sous le nom de Cole.
           
                         Le Moulin Ancien était un moulin à draps en 1790 :          
            Partage entre Françoise PERCOT, veuve de François VIAUD (ca 1716-1788 Le Tablier)[6], foulon, de La Grassonnière du Tablier, et ses gendre et enfants : Françoise VIAUD, veuve d’Etienne POYRAUD, demeurant au même lieu, Louis VINCENT, saunier, époux de Jeanne VIAUD, demeurant à La Paquerie du Tablier, et François VIAUD, foulon, demeurant à La Grassonnière du Tablier, de divers biens immobiliers dont trois moulins à draps sur l’Yon, dénommés Moulin ancien, Moulin Neuf, et Moulin de Colle (avec rente à Me Denis VIAUD, de La Baffardière de Champ St Père) ; attributions faites à la Veuve VIAUD, du moulin de Colle, à Louis VINCENT du tiers des moulins à draps de Moulin Neuf et Moulin ancien, à Françoise VIAUD, des 2/3 du Moulin ancien, et à François VIAUD, des 2/3 du Moulin Neuf (Minute de Me Bureau, notaire au Tablier, 9.2.1790.Voir photo).
L’emplacement du moulin de Colle figure sur le plan cadastral de 1843 du Tablier, coté 3P\285\ 19 (Archives de la Vendée) : D 275, 276 et 277.
            Positionné sur la parcelle C 275, il appartient en 1844 à trois des enfants de Joseph MARIONNEAU et de Marie CITEAU : Joseph MARIONNEAU (° 1808 Le Tablier, époux de Marie Françoise Aimée BRECHOTTEAU), Etienne MARIONNEAU (° vers 1796) et Pierre Justin MARIONNEAU (° 1811 Le Tablier, époux de Rose GALLERNEAU), puis passe à la famille BRETAUD.
            Un second moulin à eau, sans doute le « Moulin Ancien » ci-après, appartient aux mêmes personnes en  1844, puis à la famille BRETAUD ; il est situé sur la parcelle C 276.
            Quant au troisième moulin à eau, sur la parcelle C 277, il s’agit peut-être du « Moulin Neuf » ci-après, propriété, en 1844, de Joseph MARIONNEAU, de Rochereault, puis de la famille BRETAUD.


Moulin Ancien
(Le Tablier)

                                               M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du               canton de La Roche sur Yon.

                                               Le Moulin Ancien était un moulin à draps en 1790 :
            Partage entre Françoise PERCOT, veuve de François VIAUD, foulon, de La Grassonnière du Tablier, et ses gendre et enfants : Françoise VIAUD, veuve d'Etienne POYRAUD, demeurant au même lieu, Louis VINCENT, saunier, époux de Jeanne VIAUD, demeurant à La Paquerie du Tablier, et François VIAUD, foulon, demeurant à La Grassonnière du Tablier, de divers biens immobiliers dont trois moulins à draps sur l'Yon, dénommés Moulin ancien, Moulin Neuf, et Moulin de Colle (avec rente à Me Denis VIAUD, de La Baffardière de Champ St Père) ; attributions faites à la Veuve VIAUD, du moulin de Colle, à Louis VINCENT du tiers des moulins à draps de Moulin Neuf et Moulin ancien, à Françoise VIAUD, des 2/3 du Moulin ancien, et à François VIAUD, des 2/3 du Moulin Neuf (Minute de Me Bureau, notaire au Tablier, 9.2.1790).


Moulin NEUF
(Le Tablier)
                                                                      
            Les " Moulin Neufs " sont localisés aux Archives de la Vendée sur les plans cadastraux cotés 3P\285\ 6 (1811) et 9 (1843) (puis « Moulin Neuf »).
             M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton   de La Roche sur Yon.


            Antoine BOUARD, époux de Marie BOILEAU, demeure au Moulin Neuf du Tablier, lors du baptême de son fils, Antoine, à Rosnay, le 7.9.1728. Parrain : Louys GUERIN (signe Louis GUERIN). Marraine : Marie GRASSET (Arch Vendée, vue 51).
           
            Marie ARDOIN, veuve de Mathurin BARRAUD,  (10.9.1773) [les mêmes à La Girardière].

                                   Le Moulin Neuf était un moulin à draps en 1790 :
            Partage entre Françoise PERCOT, veuve de François VIAUD, foulon, de La Grassonnière du Tablier, et ses gendre et enfants : Françoise VIAUD, veuve d'Etienne POYRAUD, demeurant au même lieu, Louis VINCENT, saunier, époux de Jeanne VIAUD, demeurant à La Paquerie du Tablier, et François VIAUD, foulon, demeurant à La Grassonnière du Tablier, de divers biens immobiliers dont trois moulins à draps sur l'Yon, dénommés Moulin ancien, Moulin Neuf, et Moulin de Colle (avec rente à Me Denis VIAUD, de La Baffardière de Champ St Père) ; attributions faites à la Veuve VIAUD, du moulin de Colle, à Louis VINCENT du tiers des moulins à draps de Moulin Neuf et Moulin ancien, à Françoise VIAUD, des 2/3 du Moulin ancien, et à François VIAUD, des 2/3 du Moulin Neuf (Minute de Me Bureau, notaire au Tablier, 9.2.1790).


Moulin de MERIAU
(Le Tablier)

                        « Moulins de Mérieau » au cadastre de 1843 (D 281 et 282). Dit aussi    « Moulin du Mouriau » (Atlas cantonal, vers 1856).
                        Il est situé sur la parcelle C 284, au nom de Joseph BRECHOTTEAU de La        Grassonnière (sans doute en 1844) ; il passe ensuite aux PILET puis aux BIGAUD.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.

            Le sondage DRAC de La Garne (Planche XLI et XLII et page 18), appelle « Moulins de Merican », sans doute à la suite d’une erreur de lecture sur un document,  l’ensemble de trois moulins à eau  - dont deux étaient jumelés -  formé par les moulins de Colle, de Merican et de La Girardière.
                       

Moulin de LA GIRARDIERE
(Le Tablier)
                       
                        Dit aussi «  Moulin de la Gillardière » (1843).
                Le « moulin de la Giradière » est localisé sous ce nom en 1843 sur les plans cadastraux cotés  3P\285\16, avec sa chaussée sur les parcelles C 28 et C 226, et sur le plan 3P\285\19, sur celle   284 ?
                        Ce moulin serait situé en 1844 (?) sur les parcelles (C ?) 223, 225 et 226, au  nom de la famille TROQUIER.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton    de La Roche sur Yon mais traite en pages 186-188 de la seigneurie et du château de La Girardière.

La « demeure du moulin de la Girardière » est évoquée très succinctement dans l’acte de partage de divers biens immobiliers dont trois moulins à draps sur l'Yon, dénommés Moulin ancien, Moulin Neuf, et Moulin de Colle, dont elle est l’un des confrontants (Minute de Me Bureau, notaire au Tablier, 9.2.1790).

            Louis GUERIN (ca 1704-1749 Le Tablier) époux de Françoise MARTINEAU demeurait en 1748 au moulin de la Girardière et avait chez lui, en nourrice, Jean MENARDEAU qui y est décédé le 30.9.1748 à l’âge de trois semaines. Cet enfant était originaire de Champ St Père.
            Louis GUERIN, marchand, est décédé à 45 ans,  le 25.3.1749, au moulin de La Girardière.
             N.B : aucun de ces deux actes n’indique qu’il était meunier ou farinier mais on trouve dans l’acte de décès de Claude TROQUIER, le 15.12.1759 au Tablier, que celui-ci était « marchand farinier ».

            Pierre GOICHAUD (ou COICHEAU) (Chaillé 1753-1791 Le Tablier), époux d’Anne Marie TROQUIER) et Marie ARDOIN (ca. 1710-1775 Le Tablier), veuve de Claude TROQUIER, marchand farinier au Tablier (Mareuil 1711-1759 Le Tablier) puis de Mathurin BARRAUD (+ 1769 Le Tablier), sa belle-mère (10.9.1773) [les mêmes à Moulin Neuf] :

                Bail à ferme par Pierre COICHAUD, farinier au moulin de La Girardière du Tablier, à Jean VIRCOTE, père, et Jean VIRCOTE, fils, foulons, demeurants au Grand Bois Clos de Chaillé, du moulin à eau nommé Le Moulin Neuf, au Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 18.10.1775).
               
                Bail à ferme par Charles BOILLEAU, farinier, demeurant au moulin de Ripaud du Tablier, à Pierre COUECHAUD, farinier, et Marie ARDOUIN, veuve BARRAUD, sa belle-mère, demeurant au moulin à eau de La Girardière du Tablier, d'un moulin à vent nommé Le Moulin Neuf au Tablier (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 10.9.1773).
        
Jean Baptiste TROQUIER fils de Claude TROQUIER sus-nommé, et époux de Marie Jeanne PILET : Meunier/farinier à la Girardière et aux Planches, commune du Tablier (13.10.1783). Farinier, demeurant aux Vallées, du Tablier (1787). Acquêt par Jean TROCQUIER, farinier, sur Pierre COUSTURIER, bordier au Tablier, de morceau de terre au Tablier (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 18 ventôse an IV - 8.3.1796). Acquêt de domaines à Chaillé, par Jean TROQUIER, farinier, sur René BLAYNEAU, de Château-Guibert (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 1er thermidor an IV - 19.7.1796). Acquêt par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Jacque ARNAUD et Jean ARNAUD, GRIMAUD et autres, du Maigny  à St Vincent sur Jard et Corbaon, de domaines à Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 4 floréal an V -  23.4.1797). Acquêt de domaines à Rochereau de Chaillé par Jean TROQUIER, farinier au Tablier, sur Mathurin GREFFARD, potier, et Marie BOURON, son épouse, à Champ St Père (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 25 frimaire an VII - 15.12.1798). Farinier aux Planches (1799). Titre nouvel de rente foncière de cinquante francs et quatre poulets pour cause d'immeubles à Rochereau de Chaillé par Joseph PILLET, Jean TROQUIER, foulon et farinier, Brigitte PILLET et Cécille MARIONNEAU, du Tablier et Chaillé, à Marie TESSIER, veuve GRIMAUD, de Chaillé (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 11 floréal an VII - 30.4.1799). Demeurant aux Planches du Tablier, il figure sur la liste des donateurs pour les réparations du presbytère du Tablier (9.1.1803).
 Cité en 1810 et 1811 comme ayant été farinier (sans doute aux Planches du Tablier).

Enfants de Jean Baptiste TROQUIER et de Marie Jeanne PILET :

Joseph TROQUIER (° 1818 Le Tablier), époux de Marie Aimée BRECHOTTEAU, farinier aux Planches, du Tablier, en 1843. A cette époque, il demeure avec son frère, Jean TROQUIER (Le Tablier 1815-1888, époux de Françoise BRECHOTTEAU), aussi farinier, au moulin de La Gillardière du Tablier (acte ssp du 23.7.1843. Collection particulière B). Il est cité avec son frère en page 36 de l'ouvrage " La filature-teinturerie de Piquet " par A. Boutin et M-T Pelletreau comme ayant été propriétaire d'une partie du terrain de Piquet vendu en 1865.

Le 18 juin 1861, un procès-verbal de visite des lieux effectué dans le cadre de l’installation de la filature de Piquet, précise que le  moulin de La Girardière appartient alors à Jean TROQUIER, meunier, demeurant aux Planches du Tablier.


Moulin du Champ MAZEAU
(Le Tablier)
                       

                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.
En 1860, ce moulin était la propriété de M. Joseph TROQUIER.
Le 18 juin 1861, un procès-verbal de visite des lieux effectué dans le cadre de l’installation de la filature de Piquet, précise que le  « moulin du Champ Mazeau dit aussi de Misère » est en pleine activité.
Ce moulin appartient alors à M. TROQUIER qui possède également, sur l’autre rive de l’Yon, à Chaillé, la ruine du moulin ROBERT.


Moulin ROBERT
(Chaillé sous les Ormeaux)

                        Le moulin ROBERT était un moulin à foulon ainsi que le précise le plan  cadastral de Chaillé de 1842.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.
                       
Le 18 juin 1861, un procès-verbal de visite des lieux effectué dans le cadre de l’installation de la filature de Piquet, précise que le  « vieux moulin ROBERT » fonctionnait  encore, selon les témoins, soit il y a moins de 20 ans, soit entre 20 et 25 ans, ce qui situe une cessation d’activité vers les années 1841-1846.
D’après ce même document, en 1861, il n’y a déjà plus de moulin ; on ne trouve que des vestiges du barrage ainsi que les restes des quatre murs du bâtiment. Cette ruine appartient alors à M. TROQUIER qui possède également, sur l’autre rive de l’Yon, au Tablier, le Moulin du Champ Mazeau, dit aussi de Misère.

                                                                                             

Moulin RENOM
(Le Tablier)

             Ce double moulin a peut-être aussi porté les noms de « Moulin de La Bodinière » et « Moulin de Grimaud ».
             Ce moulin est positionné sur les plans cadastraux conservés aux Archives de la  Vendée et cotés 3P\285\8 (1811) sur les parcelles D 828 et D 829, sous le nom de « Moulin à eau de Renon » et 3P\285\9 (Tableau d’assemblage de 1842) sous le nom de « Moulin de Renon », ainsi que sur le plan 3P\285\16 (1843) sur les parcelles  247 avec la chaussée, et  248.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon.

                        La cessation d’activité de ce moulin en tant que moulin à farine et à foulon a eu lieu vers 1857.              
                        Dans le dossier coté S 571/167 conservé aux Archives de la Vendée, on trouve  différentes pièces donnant des précisions sur ce moulin avant sa transformation en  filature-teinturerie :
            Le 20 décembre 1860, MM. GRIMAUD et BENETEAU indiquent qu’ils « veulent construire une usine devant servir à la filature des laines et à la fabrication des draps dans l’emplacement du moulin dit RENOM dont ils ont fait l’acquisition et qui s’élève encore aujourd’hui sur la rivière l’Yon ».
            Le 10 juin 1861, à l’occasion d’un procès-verbal de visite des lieux, il est noté que « l’ancien moulin RENOM fonctionnait encore il y a quatre ans comme moulin à farine et à foulon. Il s’agit  aujourd’hui de le reconstruire en le transformant en filature à laine ». Il est également précisé que la filature serait mue par la chute d’eau qui desservait autrefois le moulin établi sur les parcelles cadastrées  C 247 et 248.
            Au début du XXe siècle, le moulin RENON «  fut propriété de la famille PILLET, famille de foulonniers depuis des temps lointains, dont était issue Simone PAPIN-PILLENIERE, de La Roussière, par sa mère Clémentine MARTINEAU, née à La Noue qui en descend directement. » (récit de Mme R… née VALOTEAU, rapporté par  A. Boutin et M-T Pelletreau, dans « La filature-teinturerie de Piquet », page 65).
            Compte tenu de ces éléments, de ceux figurant en page 31 du même ouvrage et  après reconstitution de la généalogie de la famille PILLET  du Tablier et de Chaillé sous les Ormeaux, on peut  déduire que ce moulin provient bien de cette famille PILLET ou PILET ; en effet :
            Jean PILLET, décédé à Chaillé le 21 juillet 1760, s’était marié avant 1731 à Marie VIAUD (née vers 1700 et décédée le 2 mars 1749).
            Jean PILLET est connu comme ayant été foulon de draps à Chaillé (1756, 1759).  Par une convention passée entre Jean PILLET, foulon de draps du Grand Rochereau de Chaillé, et François PILLET, son frère, aussi foulon de draps  au même lieu, tous deux enfants de + Jean PILLET (sus-nommé), ont sait qu’il avait deux moulins à draps, joignant l'un l'autre, dénommés le moulin de La Bodinière et le moulin de Grimaud, et dont ils jouissaient depuis environ 20 ans (1764) ; cet acte renvoie à l'acte d'arrentement reçu par Me Dupont, notaire aux Moutiers Les Mauxfaits (rente due aux héritiers GRIMAUD), contenant hypothèque sur le moulin de Grimaud (Minute de Me Martineau, notaire au Tablier 30.7.1784). Le Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier parle, pour cet acte du 30.7.1784, d’un arrangement entre Jean PILLET et François PILLET, foulons, demeurant séparément au Grand Rochereau de Chaillé, au sujet d'une rente due aux héritiers de GRIMAUD, laquelle demeurera à la charge de Jean PILLET, seul.
            Du mariage PILLET-VIAUD, sont issus quatre enfants :
-          Jean PILLET qui épousera Anne Françoise VIRCOTE,
-          François PILLET qui épousera Jeanne (Anne) BRECHOTEAU, sœur de Pierre,
-          Catherine PILLET qui épousera Pierre BRECHOTEAU, frère de Jeanne,
-          Pierre PILLET qui épousera Perrine BRECHOTEAU.

1.      Jean PILLET, époux d’Anne Françoise VIRCOTE, est foulon au Grand Rochereau de Chaillé.
      Depuis environ 1764, il jouit avec son frère François de deux moulins à draps, joignants l'un l'autre, dénommés le moulin de La Bodinière et le moulin de Grimaud, qui appartenaient à leur père (cf ci-dessus).
      Pierre GILBERT et Simon GILBERT, frères, laboureurs, demeurant au Fonteniou de St Florent des Bois, lui consentiront un bail à ferme d'un moulin à foulon près Les Planches " sur la rivière d'Yon " (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 17.4.1772).
2.      François PILLET, époux de Jeanne (Anne) BRECHOTEAU, est foulon au Grand Rochereau de Chaillé.
                        Depuis environ 1764, il jouit avec son frère François de deux moulins à drap               joignants l'un l'autre, dénommés le moulin de La Bodinière et le moulin de Grimaud, qui appartenaient à leur père (cf ci-dessus).
3.      Pierre PILLET, époux de Perrine BRECHOTEAU, sera foulon au Puy du Tablier.            
      Il bénéficiera avec son épouse d’un arrentement par Etienne Charles Antoine LEMOYNE de BEAUMARCHAIS, capitaine de cavalerie, chevalier de St Louis, écuyer de main de Mme Adélaïde de FRANCE, d'un moulin situé sur la rivière d'Yon, au Tablier, moyennant la rente noble, féodale et foncière de 25 livres (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 29.8.1778).
       Son épouse et lui concluront une société avec leurs enfants et bru (Répertoire de Me Martineau, notaire au Tablier : 27.10.1781).
            Ce seront certains de leurs descendants qui céderont le moulin RENOM  pour en faire une filature-teinturerie.
            Quant à l’origine du nom de ce moulin, écrit aussi bien Rénom que Rénon ou Reynon au milieu du XIXe siècle, il ne vient pas du fait qu’il aurait pu être la propriété de la famille RAYNON qui possédait différents moulins sur l’Yon car il n’y a pas de membre de cette famille dans la généalogie PILLET, du moins à partir de Jean PILLET, l’époux de Marie VIAUD.
            Une supposition : des RAYNON  ont peut-être  fait fonctionner la partie « moulin à farine », donnant ainsi à ce moulin - au moins à partir de 1811 - leur nom mal orthographié.
            Autre supposition : le double moulin RENOM était peut-être connu au 18e siècle sous les noms de Moulin de la Bodinière et de Moulin de Grimaud alors qu’ils fonctionnaient tous deux comme moulins à draps et se jouxtaient.


Moulin de PIQUET
(Le Tablier)

            Ce moulin figure sous le nom de « Moulin à eau de Piquet » sur le tableau d’assemblage de 1811 ainsi que sur le plan cadastral de 1811 coté 3P\285\8  où il est positionné sur la parcelle D 822. Le plan d’assemblage de 1843 coté 3P\285\9 l’appelle « Moulin de Piquet »  comme le plan parcellaire coté 3P\285\16 (1843) où il est cadastré   261.
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton  de La Roche sur Yon.

            Jean TROQUIER (° 1770-1780, + 1861 Le Tablier), époux de Marie DELAUNAY, farinier/meunier aux Planches du Tablier (1812, 1823, 1824,1843, 1858, 1861) est cité en page 36 de l'ouvrage " La filature-teinturerie de Piquet " par A. Boutin et M-T Pelletreau (1995) comme ayant été propriétaire d'une partie du terrain de Piquet vendu en 1865 par ses enfants, Jean TROQUIER et Joseph TROQUIER qui suit.

Joseph TROQUIER sus-nommé (° 1818 Le Tablier), époux de Marie Aimée BRECHOTTEAU, farinier aux Planches, du Tablier, en 1843. A cette époque, il demeure avec son frère, Jean TROQUIER (Le Tablier 1815-1888, époux de Françoise BRECHOTTEAU), aussi farinier, au moulin de La Gillardière du Tablier (acte ssp du 23.7.1843. Collection particulière B). Il est cité avec son frère en page 36 de l'ouvrage " La filature-teinturerie de Piquet " par A. Boutin et M-T Pelletreau comme ayant été propriétaire d'une partie du terrain de Piquet vendu en 1865.

            En 1855, ce moulin semble appartenir aux familles TROQUIER et PASQUIER car Joseph TROQUIER, farinier au Plessis de Rosnay, donne à ferme les parts qui lui reviennent à Auguste REVERSEAU, farinier à Rochereault, pour sept ans, dans notamment «  le moulin à eau nommé Moulin de Piquet, situé sur la rivière d’Yon, au Tablier ». La ferme est payable aux dames PASQUIER de Rosnay, La Couture et Le Tablier (A. Boutin et M-T Pelletreau, « La filature-teinturerie de Piquet », p. 64).

            C’est le nom de ce moulin, disparu, qui a été donné à la filature-teinturerie installée un peu en amont sur l’emplacement du moulin RENOM.


MOULIN de CHAVANNE

(Rosnay)

                        Ce moulin porte sur les documents les noms suivants « Moulin de Chavane », « Moulin de Chevennes », « Moulin de Chavagne ».
                        M. Y. du Guerny ne mentionne pas ce moulin dans son Dictionnaire du canton de La Roche sur Yon, mais Rosnay ne fait pas partie de ce canton.
          
             Le 24 février 1722, a été inhumée à Rosnay (Arch Vendée, vue 25) une fille de BERTRAND (semble être le nom de famille et non le prénom du père), décédée au moulin de Chavannes et âgée de trois ans (° vers 1719).

             Le 24 octobre 1724, a été baptisé à Rosnay (Arch Vendée, vue 36), Jean BARITAUD, né au moulin de Chavanne, fils de Jacques BARITAUD et de Marie ROBERT. Parrain : Charles TEXIER. Marraine : Marie BARITAUD.
          
             Le 10 avril 1740, a été baptisé à Rosnay (Arch Vendée, vue 26), Louis GUERIN, fils de Louis GUERIN et de Françoise MARTINEAU du moulin de Chevene. P : Pierre PAIN. M : Suzanne GRASSET.

             Le 3 mai 1759 a été baptisée à Rosnay (Arch Vendée, vue 41) Rose BIGAU, fille de Pierre BIGAU, farinier, demeurant au moulin de Chavanne, et de Marie CHARRIAU. Ses parrain et marraine ont été François BLANCHARD et Renée CHARRIAU.

            Ce moulin à eau a été, au moins de 1766 à 1830, la propriété de la famille RAYNON qui possédait également (partage de 1787) les moulins à eau et à vent de Borget, ce dernier «  en assez mauvais état », ainsi que le moulin à vent du Vignaud à Chaillé (près le chemin qui va du Pré Haut au Vignaud).
                Pierre RAINON est le parrain de Jeanne COUSTURIER, le 12.10.1739, au Tablier. Farinier.  Pierre RAYNON, farinier au moulin de l'Aubonnière de Chaillé (lui ou son fils Pierre ?), consent avec Marianne GALLERNEAU, veuve de François BECHIAUD, demeurant au Bois de Rosnay, un bail à ferme d'une petite borderie à la Cambaudière de Rosnay, à Jacques SELIN journalier, et Marie BERTRET, sa femme, demeurant à La Cambaudière de Rosnay (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 6.8.1766. Bail à ferme). Le 8.8.1767, par acte de Me Bureau, notaire au Tablier, il donna à titre de rente foncière à François BUREAU, sacristain, demeurant au bourg de Rosnay, cinq journaux de vigne à Rosnay. Celui-ci les rendit à Gabriel GRIMAUD et à Madeleine RAYNON, son épouse (fille de Pierre) suivant acte d'exponsion de rente reçu par Me Viaud, notaire à Mareuil, le 27.2.1787.  Vente par François CHEVALLE (Chevallé), farinier, demeurant au moulin des Paul de Rosnay, à Pierre RAYNON, son beau-père, farinier au moulin de l'Auboinière de Chaillé, du T... (?) du moulin à eau de Chavanne à Rosnay, moyennant la rente de 5 livres (Répertoire de Me Bureau, notaire au Tablier : 4.3.1771. Rente).
            Partage entre Jeanne VIRCOSTE, veuve de Pierre RAYNON, du Petit Bois Clos de Chaillé, Pierre PILLET, farinier, époux de Rose RAYNON, à la Maison Neuve du Petit Bois Clos de Chaillé, Louis RAYNON (s), farinier à Borget de Chaillé, Jeanne RAYNON, épouse de Charles VINCENT, demeurant au Fief du Tablier, Gabriel GRIMAUD, marchand aux Moutiers de St Vincent sur Graon, époux de Magdeleine RAYNON dont le tuteur avait été Etienne TEXIER, fermierde la Jousselinière (de Chaillé), Pierre GENDRONNEAU (s), bordier au Petit Rochereau de Chaillé, tuteur de Jeanne CHEVALLIER, André PAJOT, époux de Marie CHEVALLIER, demeurant au Puy Doré de St Florent des Bois (Jeanne et Marie CHEVALLIER, filles de François CHEVALLIER et de Marie RAYNON (+), épouse en secondes noces de Pierre BOUARD, journalier, dont un fils, N. BOUARD) et François RAYNON, domestique au bourg de St Cyr ; tous enfants et gendres de Pierre RAYNON, sus-nommé, qui avait six enfants en bas âge lors de son décès. Cet acte porte sur de très nombreux biens, dont : le moulin à eau de Borget à Chaillé, le moulin à vent de Borget, en assez mauvais état, avec son cerne, situé près du chemin du Petit Bois Clos à Chaillé, le moulin à eau de Chavanne à Rosnay, à deux roues avec les deux chaussées, le moulin à vent dit du Vignaud à Chaillé, avec son cerne, sis sur le chemin qui va du Pré Haut (Préau) au Vignaud, indivis avec ARRIVE. Cet acte fait référence à une donation des moulins par Jeanne RAYNON, vve VIRCOSTE à ses enfants, Louis RAYNON et François RAYNON, reçue par Me MASSE, notaire à La Mothe Achard le 1.6.1782, ainsi qu'à un acte de Me Martineau, notaire au Tablier, du 27.10.1784 (Minute de Me Viaud, notaire à Mareuil, 27.9.1787).        
                                                                                                     


*  Rapport de sondage de la D.R.A.C (Direction Régionale des Affaires Culturelles) des Pays de La Loire : Le Tablier (85), " La Garne " site n° 85.285.005 AH (1994).
** A. BOUTIN et M-T PELLETREAU, " La filature-teinturerie de Piquet et les moulins de La Gorge-aux-Loups " (1995).
*** Y. DU GUERNY, " Dictionnaire topographique, historique et géographique de la Vendée. Canton de La Roche-sur-Yon " (1959).
[1]  Archives de la Vendée, plan cadastral coté 3P\285\1 (tableau d'assemblage)
[2]  Archives de la Vendée, plan cadastral coté 3P\285\5 (Section 1 de la Grassonnière)
[3]  Archives de la Vendée, plan cadastral coté 3P\285\11 (Section A2 du Bourg)
[4]  Le " moulin Boutet ", était situé dans la vallée de l'Yon, sur la rive côté Chaillé-sous-les-Ormeaux que l'on     atteignait par le " pont de Boutet ".
[5]  Archives de la Vendée, plan cadastral coté 3P\285\15 (Développement de la section B)
[6]  A noter que le 29.9.1748, décédait au Tablier Jacques BARRITAUD, âgé de 45 ans (° vers 1703). Pr : François GIRAUD,  " son parsonnier  meunier " (c'est-à-dire un meunier en indivision avec lui) et François VIAUD, son voisin, tous du Tablier. La généalogie des familles BARITAUD et GIRAUD serait à compléter car deux enfants de François GIRAUD ont été fariniers à St Florent des Bois et à La Limouzinière. On trouve encore un farinier chez les BARITAUD en 1795 : Jacques BARITAUD (l’époux de Marie SELIN puis de Magdeleine ROUX ?).